Chapitre : l’exécution du qawad (la rétribution légale) 1160 – Le qawad incombe exclusivement aux ʿaṣaba – Ibn Mufliḥ a dit : « Chaque héritier a droit au qawad à proportion de la part qui lui revient dans la succession de la victime ; selon une autre version rapportée de l’imâm, ce droit est réservé aux ʿaṣaba (agnats mâles). C’est ce qu’a rapporté Ibn al-Bannâ ; notre shaykh l’a déduit et l’a retenu. » [Al-Furūʿ 5/660 (9/400)] (1) 1161 – Exécution du qawad en présence de l’autorité souveraine – Ibn Mufliḥ a dit : « Il est interdit de procéder à l’exécution du qawad sans la présence du sultan ; pour l’homicide, une autre opinion est néanmoins envisageable (2). C’est l’avis choisi par notre shaykh et cela est valable. » [Al-Furūʿ 5/662 (9/402-403)] (3) 1162 – Dans le cas d’homicide, le qawad s’applique soit en reproduisant l’acte, soit par l’épée – Ibn Mufliḥ a dit : « La mise à mort par qawad ne peut être exécutée que par l’épée ; c’est l’affirmation explicite de l’imâm et l’avis adopté par les condisciples, même si le meurtre a été commis par un acte illicite en soi, tel que la sodomie ou le fait de faire boire du vin. Il a déclaré dans Al-Intiṣār et ailleurs, au sujet du qawad : un droit relevant d’Allah n’est appliqué, pour l’âme, que par l’épée, car elle est la plus expéditive (4) ; on n’y a pas recours au couteau, ni, pour un membre, à un autre instrument, afin d’éviter toute injustice ; la lapidation à la pierre n’est pas permise. »
(1) «Al-Ikhtiyārāt» d’al-Burhān (Ibn al-Qayyim), p. 72 ; «Al-Ikhtiyārāt» d’al-Ba‘lī, p. 423. (2) Ibn Qundus écrit dans sa Hachiya sur al-Furū‘ : «C’est-à-dire : si al-qud (la subsistance) incombe à la personne elle-même, il y a présomption, qui est satisfaite sans la présence du sultan.» (3) Voir : «Al-Ikhtiyārāt» d’al-Ba‘lī, p. 422. (4) C’est-à-dire «rapide». Dans al-Miṣbāḥ al-Munīr, on lit : «al-waha (la rapidité) — on peut prononcer la voyelle longue ou courte — et wahiyy est un dérivé analogue à sari (rapide), tant sur le plan métrique que sémantique. La forme fa’il (actif) exprime l’agentif, et les wahiyyat désignent également ce qui est rapide.»
باب استيفاء القود ١١٦٠ - القود يختص بالعصبة: - قال ابن مفلح: (ويستحق كل واحد القود بقدر إرثه من ماله، وعنه: يختص العصبة، ذكرها ابن البنا، وخرجها شيخنا واختارها) [الفروع ٥/ ٦٦٠ (٩/ ٤٠٠)] (١). ١١٦١ - استيفاء القود بحضرة السلطان: - قال ابن مفلح: (ويحرم استيفاء قود إلا بحضرة سلطان، وفي النفس احتمال (٢)، واختاره شيخنا ويقع الموقع) [الفروع ٥/ ٦٦٢ (٩/ ٤٠٢ - ٤٠٣)] (٣). ١١٦٢ - استيفاء القود في النفس يجوز بأن يفعل به كفعله ويجوز بالسيف: - قال ابن مفلح: (ولا يستوفى قود في النفس إلا بسيف، نص عليه، واختاره الأصحاب، كما لو قتله بمحرم في نفسه، كلواط وتجريع خمر. قال في «الانتصار» وغيره في قود: وحق الله لا يجوز في النفس إلا بسيف، لأنه أوحى (٤)، لا بسكين ولا في طرف إلا بها لئلا يحيف وأن الرجم بحجر لا يجوز
(١) «الاختيارات» للبرهان ابن القيم (٧٢)، «الاختيارات» للبعلي (٤٢٣). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: إذا كان القود في النفس ففيه احتمال, يستوفى بغير حضرة السلطان). (٣) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٤٢٢). (٤) أي: أسرع، قال في «المصباح المنير»: (و «الوَحَا» السرعة ــ يمد ويقصر ــ، وموت وَحِيٌّ، مثل: سريع ــ وزنا ومعنى ــ، فعيل بمعنى فاعل، وذكاة وَحِيَّةٌ، أي: سريعة أيضا) اهـ.