Livre des crimes (Kitâb al-Jinâyât)
1153 – Celui qui indique à autrui la voie du meurtre
– Ibn Mufliḥ a dit : « Selon l’avis retenu par notre maître, celui qui montre ou incite à tuer encourt la peine de talion (qawad) s’il l’a fait sciemment ; dans le cas contraire, il doit s’acquitter de la diyya (prix du sang), et celui qui a donné l’ordre n’hérite pas. » [Al-Furûʿ 5/627 (9/358)] (1).
1154 – Détenir des serpents est une agression
– Ibn Mufliḥ a dit : « Quiconque saisit un serpent, à la manière de certains prétendus maîtres spirituels, et que le serpent le tue, s’est en réalité donné la mort. S’il est avancé qu’il croyait que le serpent n’était pas mortel, le cas relève du quasi-homicide volontaire, à l’image de celui qui mange jusqu’à l’excès. Garder des serpents constitue une infraction, car c’est illicite, comme l’a indiqué notre maître. » [Al-Furûʿ 5/635 (9/366)]
(1) al-Fatâwâ, vol. 34, p. 157 ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 416.
كتاب الجنايات
١١٥٣ - الدال غيره على القتل:
- قال ابن مفلح: (واختار شيخنا أن الدال يلزمه القود إن تعمد وإلا الدية، وأن الآمر لا يرث) [الفروع ٥/ ٦٢٧ (٩/ ٣٥٨)] (١).
١١٥٤ - إمساك الحيات جناية:
- قال ابن مفلح: (ومن أمسك الحية كمدعي المشيخة فقتلته فقاتل نفسه، وإن قيل: إنه ظن أنها لا تقتل، فشبه عمد، بمنزلة من أكل حتى بشم، وإمساك الحيات جناية فإنه محرم، ذكره شيخنا) [الفروع ٥/ ٦٣٥ (٩/ ٣٦٦)].
(١) «الفتاوى» (٣٤/ ١٥٧)، «الاختيارات» للبعلي (٤١٦).