Notre maître (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Ce droit n’appartient pas à la même catégorie que l’héritage acquis par le lien du sang, le mariage ou le walâ’ (alliance d’affranchissement), que l’héritier soit dévoyé ou vertueux ; il relève plutôt de la tutelle (*wilâya*), laquelle requiert la capacité d’accomplir le devoir, la connaissance de celui-ci et sa mise en œuvre dans la mesure du possible.
Imaginons, poursuivait-il, qu’un père épouse une femme qui ne veille pas à l’intérêt de sa fille et n’en prend pas soin, tandis que la mère se montre plus soucieuse de son bien que cette co-épouse ; dans ce cas, la garde (*ḥaḍâna*) revient sans conteste à la mère.
Il faut également savoir – ajoutait-il – qu’aucun texte général de la Sharîʿa n’accorde systématiquement la priorité aux deux parents, ni ne permet à l’enfant de choisir librement entre eux en toute circonstance. Les savants sont unanimes : on ne désigne pas l’un des deux de façon absolue ; jamais on ne préférera l’agresseur ou le négligent au pieux, au juste et au bienfaisant. Allah est le plus savant. » ⦗Zâd al-Maʿâd 5/475-476⦘
1152 – La tante maternelle et la tante paternelle
– Ibn al-Qayyim a dit : « L’épisode (1) constitue un argument pour ceux qui placent la tante maternelle (*khâla*) avant la tante paternelle (*ʿamma*), et plus largement la parenté maternelle avant la parenté paternelle ; en effet, il confia l’enfant à sa tante maternelle alors que Safiyya, sa tante paternelle, était présente. Tel est l’avis d’Ash-Shâfiʿî, de Mâlik, d’Abû Ḥanîfa et d’Ahmad dans l’une des… »
(1) Fait référence à l’histoire de la fille de Hamza mentionnée précédemment (3/374). Il est rapporté : « Lorsque le Prophète ﷺ voulut quitter La Mecque, la fille de Hamza le suivait en s’écriant “Ô oncle ! Ô oncle !”. Ali ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui) la saisit, lui prit la main et dit à Fatima : “Tiens ta cousine paternelle”, puis il la porta. Ali, Zayd et Ja‘far contestèrent ensuite la garde de l’enfant. Ali déclara : “Je l’ai attrapée ; elle est la fille de mon oncle paternel ”; Ja‘far répliqua : “Elle est la fille de mon oncle paternel et sa tante maternelle est sous ma responsabilité” ; et Zayd soutint : “C’est la fille de mon frère.” Le Messager d’Allah ﷺ rendit son jugement en faveur de la tante maternelle, affirmant : “La tante maternelle est comme la mère.” Il dit à Ali : “Tu es à moi et je suis à toi” ; à Ja‘far : “Tu partages mon aspect et mon caractère” ; et à Zayd : “Tu es notre frère et notre allié.” Authentifié par al-Bukhari et Muslim.
قال شيخنا: وليس هذا الحق من جنس الميراث الذي يحصل بالرحم والنكاح والولاء، سواءً كان الوارث فاسقا أو صالحا، بل هذا من جنس الولاية التي لا بد فيها من القدرة على الواجب والعلم به، وفعله بحسب الإمكان.
قال: فلو قدر، أن الأب تزوج امرأة لا تراعي مصلحة ابنته، ولا تقوم بها، وأمها أقوم بمصلحتها من تلك الضرة، فالحضانة هنا للأم قطعًا.
قال: ومما ينبغي أن يعلم أن الشارع ليس عنه نص عام في تقديم الأبوين مطلقًا، ولا تخيير الولد بين الأبوين مطلقًا، والعلماء متفقون على أنه لا يتعين أحدهما مطلقًا، بل لا يقدم ذو العدوان والتفريط على البر العادل المحسن. والله أعلم) [زاد المعاد ٥/ ٤٧٥ - ٤٧٦].
١١٥٢ - الخالة والعمة:
- قال ابن القيم: (وفي القصة (١) حجة لمن قدم الخالة على العمة، وقرابة الأم على قرابة الأب، فإنه قضى بها لخالتها، وقد كانت صفية عمتها موجودة إذ ذاك، وهذا قول الشافعي ومالك وأبي حنيفة وأحمد في إحدى
(١) يشير إلى قصة ابنة حمزة التي ذكرها قبل ذلك (٣/ ٣٧٤)، قال: (ولما أراد النبي ﷺ الخروج من مكة، تبعتهم ابنة حمزة تنادي: يا عم، يا عم، فتناولها علي بن أبى طالب رضى الله عنه، فأخذ بيدها، وقال لفاطمة: دونك ابنة عمك، فحملتها، فاختصم فيها علي وزيد وجعفر، فقال علي: أنا أخذتها، وهي ابنة عمي، وقال جعفر: ابنة عمي وخالتها تحتي، وقال زيد: ابنة أخي، فقضى بها رسول الله ﷺ لخالتها، وقال: «الخالة بمنزلة الأم»، وقال لعلي: «أنت مني وأنا منك»، وقال لجعفر: «أشبهت خلقي وخلقي»، وقال لزيد: «أنت أخونا ومولانا». متفق على صحته).