et qu’il ne l’ait pas expliqué à la communauté ; or il est impossible de retarder l’exposé d’une prescription au-delà du moment où elle est requise [Tahdhîb al-Sunan, 1/66] (1). – Il ajoute encore : « Aḥmad a expressément déclaré – dans l’une des versions rapportées de lui – que l’homme qui effectue le tawâf en état de janâba par oubli voit son tawâf validé et n’a pas à offrir de sacrifice. Dans une seconde version il doit verser un dam, et dans une troisième son tawâf n’est tout simplement pas valable. Certains de ses compagnons ont cru que cette divergence ne concernait que celui qui est en état d’impureté mineure ou majeure, tandis que, pour la femme menstruée, son tawâf serait unanimement invalidé. Notre shaykh a dit : Il n’en est rien. Plusieurs de nos condisciples ont clairement affirmé que la divergence attribuée à Aḥmad porte aussi bien sur le cas de la menstruante que sur celui du junub. Les propres paroles d’Aḥmad l’attestent et montrent qu’il était réservé aussi bien quant au tawâf de la femme en période de menstrues que quant à celui de l’homme en état de janâba. ʿAbd al-Malik al-Maymūnī rapporte dans ses Masāʾil : « J’ai demandé à Aḥmad : “Celui qui accomplit le tawâf obligatoire sans être en état d’ablution, par oubli, puis a un rapport conjugal, qu’en est-il ?” Il répondit : “Je vais t’exposer une question au sujet de laquelle les gens hésitent et divergent”, puis il cita l’avis de ʿAṭāʾ et de al-Ḥasan. Je lui dis : “Et toi, qu’en dis-tu ?” Il répondit : “Laisse-la”, ou une expression similaire (2). Al-Maymūnī dit encore dans ses Masāʾil : « Je lui demandai : “Celui qui a accompli le saʿy et le tawâf sans purification puis a eu des rapports avec son épouse ?” Il me dit : “C’est une question (3) sur laquelle les gens divergent”, et il mentionna l’opinion d’Ibn ʿUmar, l’assouplissement qu’y apporte ʿAṭāʾ (4), l’avis de al-Ḥasan, ainsi que le fait que ʿĀʾisha
(1) «Al-Fatawa» (t. 21, p. 273 ; t. 26, pp. 199, 205, 212). (2) Ce passage attribué à al-Maymunî n’apparaît pas dans l’édition imprimée d’«Al-Fatawa». (3) Dans «Al-Fatawa» : «Hadhihi mas’ala» (litt. «Ceci est une question»). (4) Ibn al-Qayyim écrit à la fin de ce texte : «Et Aḥmad, pour assouplir la fatwa de ʿAṭâ’, a indiqué qu’une femme, si elle est en hayḍ (menstruation) pendant le ṭawâf (circumambulation), doit néanmoins achever son ṭawâf, ce qui signifie de sa part que la ṭahâra (pureté rituelle) n’est pas une condition de validité du ṭawâf.»
ولا يبينه للأمة، وتأخير البيان عن وقته ممتنع) [تهذيب السنن: ١/ ٦٦] (١). - وقال أيضًا: (وقد نص أحمد ــ في إحدى الروايتين عنه ــ على أن الرجل إذا طاف جنبًا ناسيا صح طوافه ولا دم عليه، وعنه رواية أخرى: عليه دم، وثالثة: أنه لا يجزيه الطواف. وقد ظن بعض أصحابه أن هذا الخلاف عنه إنما هو في المحدِثِ والجُنب، فأما الحائض فلا يصح طوافها قولا واحدا. قال شيخنا: وليس كذلك، بل صرَّح غير واحد من أصحابنا بأن الخلاف عنه في الحيض والجنابة، قال: وكلام أحمد يدل على ذلك، ويبين أنه كان متوقفا في طواف الحائض وفي طواف الجنب. قال عبد الملك الميموني في «مسائله»: قلت لأحمد: من طاف طواف الواجب على غير وضوء وهو ناس ثم واقع أهله، قال: أخبرك مسألة فيها وهم مختلفون، وذكر قول عطاء والحسن، قلت: ما تقول أنت؟ قال: دعها، أو كلمة تشبهها (٢). وقال الميموني في «مسائله» أيضًا: قلت له: من سعى وطاف على غير طهارة ثم واقع أهله، فقال لي: مسألة (٣) الناس فيها مختلفون، وذكر قول ابن عمر، وما يقول عطاء مما يسهل فيها (٤)، وما يقول الحسن، وأن عائشة
(١) «الفتاوى» (٢١/ ٢٧٣؛ ٢٦/ ١٩٩، ٢٠٥، ٢١٢). (٢) هذا النص المنقول عن الميموني غير موجود في مطبوعة «الفتاوى». (٣) في «الفتاوى»: (هذه مسألة). (٤) قال ابن القيم بعد نهاية هذا النص: (وأشار أحمد إلى تسهيل عطاء إلى فتواه أن المرأة إذا حاضت في أثناء الطواف فإنها تتم طوافها، وهذا تصريح منه أن الطهارة ليست شرطا في صحة الطواف) ا. هـ.