1146 – Celui pour qui l’on a dépensé avec l’autorisation d’un juge
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Cheikh a déclaré : si l’on subvient aux besoins de quelqu’un avec l’autorisation d’un juge, on peut ensuite se retourner contre lui pour être remboursé ; sans autorisation, les avis divergent. » ⦗Al-Furûʿ 5/599 (9/318)⦘ (1).
1147 – Lorsqu’un homme engage son épouse pour allaiter son enfant
Ibn Mufliḥ dit : « Les frais d’une ẓiʾr (nourrice) pour un jeune enfant durant deux années complètes incombent à celui qui doit assurer son entretien. Le père n’a pas le droit d’empêcher la mère d’allaiter son enfant. D’autres estiment qu’il le peut tant qu’elle est encore sous son autorité maritale, comme il peut lui demander de le servir ; c’est un texte explicite. La mère a droit au salaire habituel, même avec l’agrément d’un second mari et même s’il existe une nourrice bénévole. Dans al-Wâḍiḥ, il est précisé qu’elle peut réclamer davantage dans les limites de ce que l’usage tolère. Abû Ṭâlib rapporte : elle est prioritaire pour percevoir le montant qu’elle réclame à titre de salaire, mais pas plus. Dans al-Muntakhab, on lit : si l’époux loue les services de son épouse – encore sous sa tutelle – pour allaiter leur enfant, le contrat n’est pas valable, car il possède déjà son droit d’usage, tout comme s’il la louait pour un mois de service domestique puis, durant ce même temps, pour des travaux de construction. Selon notre Cheikh, aucun salaire n’est dû en pareil cas ; l’époux lui fait simplement prêter serment qu’elle a bien utilisé pour l’enfant la somme reçue. » ⦗Al-Furûʿ 5/600-601 (9/320)⦘ (6).
1148 – Le fait qu’une femme sorte pour faire paître des bêtes, ou pour toute activité analogue, n’est pas considéré comme un voyage
Ibn Mufliḥ dit : « L’auteur d’al-Muḥarrar a rapporté, d’après la transmission d’Asmâʾ an-Nawâ… »