Chapitre : l’entretien des proches parents, des esclaves et des bêtes
1144 – L’obligation d’entretien envers les parents collatéraux :
Ibn Mufliḥ déclare : « D’après une première transmission, aucun devoir d’entretien ne pèse sur les proches parents par les liens de l’utérus ; selon une autre, il est obligatoire envers tout héritier. C’est l’avis que notre Cheikh a choisi, car il relève du maintien des liens de parenté (ṣilat al-raḥim) et son champ d’application est aussi large que celui de l’héritage pour ces mêmes parents, voire plus large encore.
Il ajouta : dans cette perspective s’inscrivent le fait que le frère de la mère supporte une part du ʿaql (le sang-prix) et la parole : « Le fils de la sœur d’un peuple fait partie des leurs. » Mistah, en effet, était le fils de la tante maternelle d’Abû Bakr. Tous entrent donc dans le verset : « Et donne au proche parent ce qui lui est dû. » (s. Al-Isrâ’, 17 : 26). Certains autres n’ont rendu cette dépense obligatoire qu’à l’égard des deux lignes d’ascendance et de descendance. » ⦗Al-Furûʿ 5/596 (9/314)⦘ (1).
1145 – Emprunter au nom de la personne dont on doit assurer l’entretien lorsqu’elle ne pourvoit pas à ses besoins :
Ibn Mufliḥ dit : « Si le responsable néglige cette charge, les dépenses passées ne lui sont pas réclamées ; tel est l’avis, exprimé sans restriction par la majorité et confirmé dans al-Fuṣûl. Certains ont fait une exception : sauf si un juge les a fixées, car son jugement les rend obligatoires, comme pour la pension de l’épouse. Al-Muḥarrar ajoute : “et avec son autorisation d’emprunter” (2). Selon l’opinion claire retenue par notre Cheikh, il est permis d’emprunter à sa charge, et il n’y aura pas de recours contre lui si, plus tard, il subvient à ses besoins grâce à ses propres gains ou à l’aide d’un donateur. » ⦗Al-Furûʿ 5/599 (9/317-318)⦘ (3).