ou lorsque deux artisans se disputent les marchandises de l’échoppe. ⦗al-Furûʿ 5/587 (9/302)⦘.
1141 – La femme immole la bête du sacrifice au nom des membres du foyer avec l’argent de son mari, sans son autorisation :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Elle ne contracte pas d’emprunt au nom du père, ni ne dépense pour le mineur à partir de son bien sans l’accord de son tuteur ; et, selon notre Cheikh, elle peut également offrir le sacrifice pour la maisonnée. » ⦗al-Furûʿ 5/589 (9/305)⦘ (1).
Voir supra, question n° 555.
1142 – Pension de la femme enceinte :
– Ibn Mufliḥ dit : « La pension de la femme enceinte revient-elle à l’enfant ou à elle en raison de l’enfant ? D’après l’une des versions, elle est due à la mère ; dans ce cas, elle n’est pas obligatoire pour l’épouse rebelle (nāshiz), ni pour celle qui est enceinte à la suite d’un rapport douteux, d’un mariage invalide ou qui est esclave, tandis qu’elle demeure due lorsque l’un des époux est esclave, ou que le mari est absent ou insolvable ; de plus, les autres parents du fœtus n’y participent pas. Selon une autre version, elle revient à l’enfant, et les jugements s’en trouvent inversés. C’est l’avis adopté par al-Khiraqî, Abû Bakr, le Qâḍî et leurs condisciples. Notre Cheikh l’a jugée obligatoire à la fois pour l’enfant et pour la mère, en considération de l’enfant, et l’a assimilée à la rémunération d’une nourrice engagée pour lui. » ⦗al-Furûʿ 5/592-593 (9/309-310)⦘ (2).
1143 – Pension du mineur et salaire de sa nourrice :
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Le Qâḍî a dit : La preuve à laquelle on recourt dans l’istiḥsân (préférence juridique) est tantôt le Livre, tantôt la sunna, tantôt l’ijmâʿ, et tantôt la prépondérance de certains principes sur d’autres. L’istiḥsân fondé sur le Livre apparaît, par exemple, dans l’acceptation du témoignage des Gens du Livre contre des musulmans au sujet d’un legs rédigé en voyage, lorsqu’on ne trouve aucun musulman. »
(1) «al-Fatawa», t. 26, p. 137, 305 ; «al-Ikhtiyarat» de al-Ba'li, p. 178.
(2) «al-Fatawa», t. 34, p. 73-74 ; «al-Ikhtiyarat» de al-Ba'li, p. 412-413.
صانعان في متاع الحانوت) [الفروع ٥/ ٥٨٧ (٩/ ٣٠٢)].
١١٤١ - تضحي المرأة عن أهل البيت من مال الزوج بغير إذنه:
- قال ابن مفلح: (ولا تقترض على الأب، ولا تنفق على الصغير من ماله بلا إذن وليه، وعند شيخنا: تضحي عن أهل البيت أيضا) [الفروع ٥/ ٥٨٩ (٩/ ٣٠٥)] (١).
وانظر: ما تقدم في المسألة رقم: (٥٥٥).
١١٤٢ - نفقة الحامل:
- قال ابن مفلح: (وهل نفقة الحامل له أو لها لأجله؟ فعنه: لها، فلا تجب لناشز وحامل من شبهة وفاسد وملك يمين، وتجب مع رق أحد الزوجين، وعلى غائب، ومعسر، ولا ينفق بقية قرابة حمل، وعنه: له، فتنعكس الأحكام، اختاره الخرقي وأبو بكر والقاضي وأصحابه، وأوجبها شيخنا له ولها لأجله، وجعلها كمرضعة له بأجرة) [الفروع ٥/ ٥٩٢ - ٥٩٣ (٩/ ٣٠٩ - ٣١٠)] (٢).
١١٤٣ - نفقة الصغير وأجرة مرضعته:
- قال ابن القيم: (وقال القاضي: الحجة التي يرجع إليها في الاستحسان هي: الكتاب تارة، والسنة تارة، والإجماع تارة، والاستدلال بترجح بعض الأصول على بعض، فالاستحسان لأجل الكتاب: كما في شهادة أهل الذمة على المسلمين في الوصية في السفر، إذا لم يجد مسلمًا.
(١) «الفتاوى» (٢٦/ ١٣٧، ٣٠٥)، «الاختيارات» للبعلي (١٧٨).
(٢) «الفتاوى» (٣٤/ ٧٣ - ٧٤)، «الاختيارات» للبعلي (٤١٢ - ٤١٣).