Livre des pensions alimentaires
1138 – Abandon du henné et des parures proscrites par le mari :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Il lui incombe de renoncer au henné et aux ornements que son mari a interdits ; c’est ce qu’a rapporté notre Cheikh. » ⦗al-Furûʿ 5/579 (9/293)⦘.
1139 – Le mari doit-il transférer la propriété de la pension à son épouse ?
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Cheikh a choisi l’avis suivant : il n’est pas obligé de lui en transférer la propriété ; il doit seulement la nourrir et l’habiller selon l’usage. En effet, subvenir “conformément à la bienséance” n’équivaut pas à un transfert de propriété. Le Prophète ﷺ a dit : « Son droit sur toi est que tu la nourrisses lorsque tu te nourris et que tu l’habilles lorsque tu t’habilles », parole qu’il a également tenue à propos de l’esclave. Or, pour l’esclave, le transfert de propriété n’est unanimement pas requis, même si l’on considère qu’il devient propriétaire lorsque la chose est cédée. » ⦗al-Furûʿ 5/582 (9/297)⦘ (1).
1140 – En matière de pension, on statue selon la déclaration appuyée par l’usage :
– Ibn Mufliḥ dit : « Notre Cheikh retient, pour la pension, la déposition de celui que l’usage corrobore, parce qu’il y a ici conflit entre le principe initial et l’apparence, et l’on constate le plus souvent que l’épouse est satisfaite et ne réclame qu’en cas de discorde. C’est comme si la dot consistait à lui enseigner quelque chose et qu’elle prétend qu’un autre que lui l’a instruite ; c’est même plus évident encore, car deux principes s’opposent ici. Il ajoute : La majorité des savants — tels Abû Ḥanîfa, Mâlik et Aḥmad — se prononcent, lorsque les époux revendiquent tous deux un bien du foyer, en faveur de la possession reconnue par la coutume et la préfèrent à la possession matérielle, ou
(1) Al-Fatâwâ, t. 34, p. 83, 85-89 ; Al-Ikhtiyârât, p. 409.
كتاب النفقات
١١٣٨ - ترك الحناء والزينة التي نهى عنها الزوج:
- قال ابن مفلح: (ويلزمها ترك حناء وزينة نهى عنها، ذكره شيخنا) [الفروع ٥/ ٥٧٩ (٩/ ٢٩٣)].
١١٣٩ - تمليك الزوج زوجته نفقتها:
- قال ابن مفلح: (واختار شيخنا: لا يلزمه تمليك، بل ينفق ويكسو بحسب العادة، فإن الإنفاق بالمعروف ليس هو التمليك، قال ﷺ: «إن حقها عليك أن تطعمها إذا طعمت وتكسوها إذا اكتسيت»، كما قال ﷺ في المملوك، ثم المملوك لا يجب له التمليك إجماعا، وإن قيل: إنه يملك بالتمليك) [الفروع ٥/ ٥٨٢ (٩/ ٢٩٧)] (١).
١١٤٠ - يقضى في النفقة بقول من يشهد له العرف:
- قال ابن مفلح: (واختار شيخنا في النفقة قول من يشهد له العرف؛ لأنه تعارض الأصل والظاهر، والغالب أنها تكون راضية، وإنما تطالبه عند الشقاق، كما لو أصدقها تعليم شيء فادعت أن غيره علمها، وأولى، لأن هنا تعارض أصلان.
قال: وأكثر العلماء ــ كأبي حنيفة ومالك وأحمد ــ يقضون باليد العرفية وتقديمها على اليد الحسية فيما إذا تداعى الزوجان في متاع البيت، أو
(١) «الفتاوى» (٣٤/ ٨٣، ٨٥ - ٨٩)، «الاختيارات» (٤٠٩).