qu’elle doit observer trois menstrues, mais cet avis est sans fondement ; seules les femmes répudiées doivent accomplir trois menstrues. Durant cette période, il est interdit de l’approcher sexuellement. Pour un délai plus court, deux avis sont rapportés (1). Le mariage, en revanche, n’est pas rompu par la fornication, ainsi que l’ont rapporté l’ensemble des imams.
Il a encore dit : « Le ḥadith dans lequel le Prophète ﷺ répondit à celui qui l’interrogeait : “Ne repousse pas la main de celui qui la touche” n’est pas authentique. Si l’homme la garde, il doit pratiquer l’istibrâʾ ; et le sens apparent du ḥadith montre qu’elle avait déjà été approchée. » [Al-Furûʿ 5/550-551 (9/254-255)] (2).
1130 – Il est interdit d’avoir des rapports avec une esclave enceinte avant qu’elle n’ait accouché :
– Ibn al-Qayyim a dit : « À propos de la parole du Prophète ﷺ : “Comment pourrait-il l’hériter alors qu’elle ne lui est pas licite ? Comment pourrait-il l’employer alors qu’elle ne lui est pas licite ?”, notre Cheikh expliquait : comment peut-il en faire un esclave transmissible par héritage et l’utiliser comme un esclave, alors qu’il s’agit de son propre fils ? En effet, son rapport charnel a contribué à sa création. » [Zâd al-Maʿâd 5/155].
– Il déclare ailleurs : « Au sujet de cette même parole : “Comment pourrait-il l’hériter alors qu’elle ne lui est pas licite ?”, j’ai entendu Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyya dire : c’est-à-dire : comment peut-il le considérer comme un bien héréditaire ? Il le tient pour son esclave et l’inclut parmi les biens transmis par héritage, alors que cela ne lui est pas permis, car sa semence a participé à sa création ; il porte donc en lui une part de son être. » [Zâd al-Maʿâd 5/730] (3).
1131 – Il n’est pas licite pour une femme d’observer un deuil de plus de trois jours, sauf pour son mari :
– Ibn Mufliḥ a déclaré : « Il n’est permis à une femme de porter le deuil plus de trois jours que pour son mari, et cela fait l’unanimité… »
(1) Selon Ibn Nasrallah, dans sa Hachiya ‘alā al-Furū‘ (vol. 165/b) : deux lectures sont possibles : doun al-waṭi min mubasharatin (sans pénétration directe) ou wa fī al-waṭi doun al-farj (sans franchissement de la barrière vaginale).
(2) Voir : Al-Fatāwā (t. 32, p. 109-113, 143-144, 334-342) ; Al-Ikhtiyārāt ladā mutarjimih (p. 7) ; Al-Ikhtiyārāt d’al-Burhān Ibn al-Qayym (p. 6) ; Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (p. 406).
(3) Voir : Al-Fatāwā (t. 34, p. 70) ; Dar‘ ta‘āruḍ al-‘aql wa al-naql (t. 7, p. 373).
ثلاث حيض، ولا وجه له، إنما تعتد ثلاث حيض المطلقة، ولا توطأ في هذه المدة، وفيما دونه وجهان (١)، ولا ينفسخ نكاح بزنا، نقله الجماعة.
وقال: حديث النبي ﷺ لمن سأله «لا ترد يد لامس» لا يصح، وإن أمسكها يستبرئها، والحديث على ظاهره أنها كانت وطئت) [الفروع ٥/ ٥٥٠ - ٥٥١ (٩/ ٢٥٤ - ٢٥٥)] (٢).
١١٣٠ - لا توطأ الأمة الحامل حتى تضع:
- قال ابن القيم: (وقوله ﷺ: «كيف يورثه، وهو لا يحل له؟ كيف يستخدمه وهو لا يحل له؟». كان شيخنا يقول في معناه: كيف يجعله عبدًا موروثًا عنه، ويستخدمه استخدام العبيد، وهو ولده؟ لأن وطأه زاد في خلقه) [زاد المعاد ٥/ ١٥٥].
- وقال في موضع آخر: (وقوله: «كيف يورثه، وهو لا يحل له؟» سمعت شيخ الإسلام ابن تيمية يقول فيه: أي: كيف يجعله تركة موروثة عنه، فإنه يعتقده عبده، فيجعله تركة تورث عنه، ولا يحل له ذلك، لأن ماءه زاد في خلقه، ففيه جزء منه) [زاد المعاد ٥/ ٧٣٠] (٣).
١١٣١ - لا يحل للمرأة أن تحد فوق ثلاث إلا على زوج:
- قال ابن مفلح: (ولا يحل أن تحد فوق ثلاث إلا على زوجها، باتفاق
(١) قال ابن نصر الله في «حاشيته على الفروع» (ل ١٦٥/ب): (أي: دون الوطئ من مباشرة، أو وفي الوطئ دون الفرج وجهان).
(٢) انظر: «الفتاوى» (٣٢/ ١٠٩ - ١١٣، ١٤٣ - ١٤٤، ٣٣٤ - ٣٤٢)، «الاختيارات لدى مترجميه» (٧) , «الاختيارات» للبرهان ابن القيم (٦) , «الاختيارات» للبعلي (٤٠٦).
(٣) انظر: «الفتاوى» (٣٤/ ٧٠)، «درء تعارض العقل والنقل» (٧/ ٣٧٣).