Il poursuit : « Nous ne connaissons personne qui ait soutenu pareille opinion. » Abû l-Husayn rapporte ensuite la divergence et déclare : « Problème : lorsqu’un homme prononce sur son épouse un triple divorce et que celle-ci ne voit pas de menstrues – soit parce qu’elle est trop jeune, soit parce qu’elle est âgée –, son délai de viduité est de trois mois ; à l’encontre d’Ibn al-Labbân, qui estime qu’aucun délai ne lui incombe. Notre preuve est la parole du Très-Haut : « Et celles de vos femmes qui n’espèrent plus avoir leurs règles – si vous avez un doute – leur délai est de trois mois, tout comme celles qui n’ont pas encore eu leurs règles. » (Coran 65, 4). » Cheikh al-Islâm (Ibn Taymiyya) commente : « Dès lors que la sunna a établi que cette femme doit observer trois qurûʾ (périodes menstruelles), il n’est pas permis de s’y opposer, fût-il sans consensus ; que dire lorsque, en plus de la sunna, il existe un consensus ! » Il ajoute : « Quant à la parole du Prophète ﷺ adressée à Fâṭima bint Qays : “Observe ta ʿidda”, on en comprend qu’elle doit accomplir trois qurûʾ, car l’istibrâʾ peut, lui aussi, être qualifié de ʿidda. » [Zâd al-Maʿâd 5/673] – Il a encore déclaré : « S’agissant de la fornicatrice et de la femme approchée sous l’effet d’un doute (shubha), la preuve impose qu’elles ne fassent qu’un seul istibrâʾ – c’est-à-dire une seule menstruation. Aḥmad l’a explicitement posé pour la fornicatrice, et notre Cheikh l’a choisi pour la femme approchée sous shubha. Tel est l’avis prépondérant ; les assimiler à la femme divorcée de manière révocable constitue l’une des analogies les plus lointaines et les plus viciées. » [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 2/90] – Ibn Mufliḥ a dit : « La ʿidda de la femme approchée sous shubha ou dans le cadre d’un mariage invalide est, selon al-Intiṣâr (ʿA), la même que celle d’une divorcée ; il en est de même pour la fornicatrice. D’après une autre transmission, aucun délai n’est requis : seul un istibrâʾ suffit. Cette dernière position a été retenue par al-Ḥalawânî et Ibn Razîn – comme pour la servante mariée – et notre Cheikh l’a approuvée pour tous ces cas. Dans toute annulation (fasḫ) comme dans un triple divorce, il statue sur trois qurûʾ. Quant au rapport sous shubha, deux avis existent chez nous, et la femme concernée est dans une situation moins lourde que la mukhtaliʿa (celle qui obtient le khulʿ). – Il a également affirmé, à propos du troisième prononcé de divorce : « Elle observe trois qurûʾ – selon “ʿA” – en raison du hadith de Fâṭima : “Observe ta ʿidda”. Il est d’ailleurs attesté que l’istibrâʾ peut être appelé ʿidda. S’il devait subsister un différend, l’option de se limiter à l’istibrâʾ resterait donc défendable. » Ṣâliḥ et ʿAbd Allâh ont rapporté, au sujet de l’umm al-walad, qu’elle est affranchie par la mort (de son maître) ; certains ont soutenu, pour leur part, qu’elle doit observer une ʿidda.
قال: وهذا لا نعلم أحدًا قاله. وقد ذكر الخلاف أبو الحسين، فقال: مسألة إذا طلق الرجل زوجته ثلاثا، وكانت ممن لا تحيض لصغر أو هرم، فعدتها ثلاثة أشهر، خلافا لابن اللبان: أنه لا عدة عليها، دليلنا: قوله تعالى: ﴿وَاللَّائِي يَئِسْنَ مِنَ الْمَحِيضِ مِنْ نِسَائِكُمْ إِنِ ارْتَبْتُمْ فَعِدَّتُهُنَّ ثَلَاثَةُ أَشْهُرٍ وَاللَّائِي لَمْ يَحِضْنَ﴾ [الطلاق: ٤]. قال شيخنا: وإذا مضت السنة بأن على هذه ثلاثة أقراء لم يجز مخالفتها، ولو لم يجمع عليها، فكيف إذا كان مع السنة إجماع؟ ! قال: وقوله ﷺ لفاطمة بنت قيس: «اعتدي» قد فهم منه: أنها تعتد ثلاثة قروء، فإن الإستبراء قد يسمى عدة) [زاد المعاد ٥/ ٦٧٣]. - وقال أيضا: (وأما الزانية والموطوءة بشبهة، فموجب الدليل: أنها تستبرأ بحيضة فقط، ونص عليه أحمد في الزانية، واختاره شيخنا في الموطوءة بشبهة، وهو الراجح، وقياسهما على المطلقة الرجعية من أبعد القياس وأفسده) [إعلام الموقعين ٢/ ٩٠]. - وقال ابن مفلح: (وعدة موطوءة بشبهة أو نكاح فاسد كمطلقة، ذكره في «الانتصار» «ع»، وكذا الزانية، وعنه: لا عدة بل تستبرأ، اختاره الحلواني وابن رزين كأمة مزوجة، واختاره شيخنا في الكل، وفي كل فسخٍ وطلاقٍ ثلاثٍ، وأن لنا في وطء الشبهة وجهين، وأنها دون المختلعة. وقال أيضا في الطلقة الثالثة: تعتد بثلاثة قروء «ع» لخبر فاطمة «اعتدي»، وقد جاء تسمية الاستبراء عدة، فإن كان فيه نزاع فالقول بالاستبراء متوجه، ونقل صالح وعبد الله في أم الولد: تعتق بالموت، قال بعضهم: تعتد