1128 – Du délai de viduité de la femme répudiée par le troisième (et dernier) prononcé de divorce :
1129 – Et du délai de viduité de la femme approchée sous l’effet d’un doute (*shubha*) ou d’un mariage invalide, de la fornicatrice, ainsi que de la servante mariée :
Ibn al-Qayyim rapporte : « … Ibn al-Labbân, spécialiste du calcul successoral et auteur de l’« Ijâz », ainsi que d’autres, estiment que la femme divorcée trois fois n’a d’autre obligation qu’un simple *istibrâ’* (vérification utérine) d’un seul cycle menstruel. Abû l-Husayn, fils du cadi Abû Ya‘lâ, transmet de lui la question suivante : “Si un homme prononce trois divorces sur son épouse après la consommation du mariage, son délai de viduité est de trois *qurû’* (périodes menstruelles) lorsqu’elle fait partie de celles qui ont leurs règles. Mais Ibn al-Labbân dit qu’elle ne doit observer qu’un *istibrâ’* d’une seule menstruation. Notre preuve est la parole d’Allah : « Les femmes divorcées doivent attendre par elles-mêmes trois périodes menstruelles. » (Coran 2, 228).” »
Cheikh al-Islâm (Ibn Taymiyya) n’avait pas connaissance de cet avis. Il en conditionne toutefois la recevabilité à l’existence d’une divergence et déclare : « S’il y a litige sur la question, l’opinion selon laquelle ni elle, ni l’esclave affranchie à qui l’on a laissé le choix, n’ont à observer qu’un seul *istibrâ’* demeure défendable. »
Il ajoute : « La conséquence de cette position est qu’une femme ménopausée n’a pas à observer de délai de viduité après le troisième divorce. »
١١٢٨ - عدة المطلقة آخر ثلاث تطليقات:
١١٢٩ - وعدة الموطوءة بشبهة أو نكاح فاسد والزانية والأمة المزوجة:
- قال ابن القيم: ( ... فذهب ابن اللبان الفرضي، صاحب «الإيجاز» وغيره: إلى أن المطلقة ثلاثا ليس عليها غير استبراء بحيضة، ذكره عنه أبو الحسين بن القاضي أبي يعلى، فقال: مسألة: إذا طلق امرأته ثلاثا بعد الدخول، فعدتها ثلاثة أقراء، إن كانت من ذوات الأقراء، وقال ابن اللبان: عليها الاستبراء بحيضة، دليلنا، قوله تعالى: ﴿وَالْمُطَلَّقَاتُ يَتَرَبَّصْنَ بِأَنْفُسِهِنَّ ثَلَاثَةَ قُرُوءٍ﴾ [البقرة: ٢٢٨].
ولم يقف شيخ الإسلام على هذا القول، وعلق تسويغه على ثبوت الخلاف، فقال: إن كان فيه نزاع كان القول بأنه ليس عليها، ولا على المعتقة المخيرة إلا الاستبراء قولا متوجها.
ثم قال: ولازم هذا القول، أن الآيسة لا تحتاج إلى عدة بعد الطلقة الثالثة.