qu’elle observe un délai de clarification de neuf mois pour écarter toute grossesse, puis un mois pour la menstruation. Notre maître a toutefois retenu ceci : si l’on sait que les menstrues ne reviendront pas, la femme est assimilée à celle qui a cessé d’espérer ses règles ; dans le cas contraire, son délai de viduité est d’une année. ⦗Al-Furûʿ 5/544-545 (9/248)⦘ (2).
(1) Dans sa ḥâshiya sur al-Furû‘, Ibn Qundus écrit : « Fayda : Dans al-Fatâwâ al-Miṣriyya, on rapporte le cas d’une jeune femme n’ayant pas atteint l’âge de l’i’yâs (ménopause), habituée à avoir ses règles. Après avoir pris un médicament, ses saignements cessèrent et restèrent interrompus durant environ cinq ans, depuis que son mari l’avait répudiée dans cet état. Faut-il compter sa ʿiddah à partir du divorce en mois, ou attendre qu’elle atteigne l’âge des ayisât ? La réponse est la suivante : si elle sait que le sang ne reviendra plus en aucune circonstance, son ʿiddah est de trois mois. Si le retour des règles est possible mais incertain, elle observera une ʿiddah d’une année avant de se remarier, comme l’a décidé ʿUmar b. al-Khaṭṭâb (qu’Allah soit satisfait de lui) pour la femme dont les règles s’étaient interrompues sans qu’elle sache pourquoi : elle doit patienter une année. Tel est l’avis de la jumhûr – Mālik, Aḥmad et ash-Shâfiʿî. Quant à ceux qui estiment qu’elle doit attendre l’âge de l’i’yâs, c’est là une opinion très faible, en raison du préjudice qu’elle cause : elle empêche le mariage lorsqu’il est nécessaire, et l’autorise lorsqu’il ne l’est plus. Et Allah sait mieux. Il mentionne ce point au chapitre du ḥayḍ. Sachez que la décision d’ʿUmar concerne seulement celle qui ignore la cause de l’interruption. Or, ici, il s’agit de celle qui a pris un médicament ou qui connaît la raison de l’arrêt de ses menstruations, ce qui n’échappe pas au cheikh. Il se peut donc qu’il considère l’attribut « ignorer » comme abrogé du fait de la réalité établie, si bien que « ignorer la cause » devient une caractéristique du cas. Il est possible que le muftî ait inclus cette description dans l’ensemble de la ʿillah [cause juridique] du jugement, rendant la décision spécifique à celle qui réunit cette condition. Il est aussi possible que l’ʿillah soit uniquement l’interruption des règles et leur non-retour futur, sans que la connaissance ou l’ignorance de la cause en fasse partie, conformément à ce qui est établi dans le chapitre du qiyâs sur la réalisation de l’ʿillah. » Note : cette fatwa figure dans Majmû‘ al-Fatâwâ, mais certains mots y manquent ; les restaurations ont été placées ici entre crochets. (2) al-Fatâwâ, vol. 34, p. 24. Remarque : al-Ba‘lî écrit dans al-Ikhtiyârât (p. 406) : « Celui dont le ḥayḍ s’interrompt sans qu’il sache pourquoi, s’il sait qu’il ne reviendra pas, observe son ʿiddah selon les mois ; sinon, elle observe une année. » Fin. Le cheikh al-‘Allâma Ibn ‘Uthaymîn (qu’Allah lui fasse miséricorde) a commenté : « Il est rapporté dans al-Inṣâf, d’après Shaykh Taqî al-Dîn, ce jugement pour celle dont le ḥayḍ s’est interrompu et qui sait pourquoi. Tel est l’avis apparent, attesté par sa formule “s’il sait qu’il ne reviendra pas” : si elle ignorait la cause, comment saurait-elle qu’il ne reviendra pas ? Et Allah sait mieux. De même, dans la ḥâshiya du Muqnî‘ et dans al-Furû‘ d’après son maître, ce jugement ne concerne que celle qui connaît la cause de l’arrêt : rien n’a été rapporté pour celle qui l’ignore. Et Allah sait mieux. » Fin. Voir la note précédente pour plus de détails.
تستبرأ بتسعة أشهر للحمل، وشهر للحيض، واختار شيخنا: إن علمت عدم عوده فكآيسة، وإلا سنة (١)) [الفروع ٥/ ٥٤٤ - ٥٤٥ (٩/ ٢٤٨)] (٢).
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (فائدة: قال في «الفتاوى المصرية» في امرأة شابة لم تبلغ سن الإياس، وكانت عادتها أن تحيض، فشربت دواء فانقطع دمها، واستمر انقطاعه نحو خمس سنين من حين طلقها زوجها على هذه الحالة، فهل تكون عدتها من حين الطلاق بالشهور، أو تتربص حتى تبلغ سن الآياسات؟ الجواب: إن كانت تعلم أن الدم [لا] يأتي فيما بعد [بحال [، فعدتها ثلاثة شهور، وإن كان يمكن أن يعود الدم، ويمكن أن لا يعود، فإنها تتربص سنة ثم تتزوج، كما قضى عمر بن الخطاب ﵁ في المرأة يرتفع حيضها لا تدري ما رفعه، فإنها تتربص سنة، وهذا مذهب الجمهور كمالك [وأحمد] والشافعي [في قول [، ومن قال: [تنتظر حتى] تدخل في سن الآياسات فهذا قول ضعيف جدا، مع ما فيه من الضرر الذي لا تتأتى الشريعة بمثله، تمنع من النكاح وقت حاجتها إليه، ويؤذن لها فيه حين لا تحتاج إليه، والله أعلم. ذكره في باب الحيض، واعلم أن قضية عمر ﵁ التي فيها إنما هي فيمن لا تدري ما رفعه، والصورة فيمن شربت دواء، أو هذه قد عرفت ما رفعه، ومثل هذا لا يخفى على الشيخ، فلعل الشيخ عنده أن وصف «لا تدري» ملغى بتحقق المناط، فتكون «لا تدري ما رفعه» هو من صفات الواقعة، أي: وقع في امرأة هذه حالتها، فيحتمل أن يكون المفتي في ذلك جعل هذا الوصف من جملة علة الحكم، فيكون الحكم خاصا بمن يأخذ فيها ذلك، ويحتمل أن تكون علة الحكم رفع الحيض وعدم عوده في المستقبل، وأما كون تدري ما رفعه أو لا تدريه، فليس من جملة العلة على ما هو مقرر في باب القياس عند ذكر تحقيق المناط) ا. هـ. وهذه الفتوى موجودة في «مجموع الفتاوى» ولكن سقط منها بعض الكلمات، تستدرك من هنا، وقد وضعتها بين معكوفات. (٢) «الفتاوى» (٣٤/ ٢٤). تنبيه: قال البعلي في «الاختيارات» (٤٠٦): (ومن ارتفع حيضها ولا تدري ما رفعه إن علمت عدم عوده فتعتد بالأشهر [وفي نسخة: فكالآيسة] وإلا اعتدت بسنة) ا. هـ. وعلق الشيخ العلامة ابن عثيمين ــ (رحمه الله) ــ على هذا الموضع بقوله: (نقل في «الإنصاف» عن الشيخ تقي الدين هذا الحكم فيمن ارتفع حيضها تعلم ما رفعه, وهذا هو الظاهر ومما يدل عليه قوله: «إن علمت عدم عوده» فإنها إذا كانت لا تدري ما رفعه فكيف تعلم عدم عوده؟ والله أعلم. قلت: وكذلك في «حاشية المقنع» وفي «الفروع» عن شيخه أن هذا الحكم فيمن ارتفع حيضها وهي تعرف ما رفعه, ولم ينقل عنه شيئا فيمن ارتفع وهي لا تدري, والله أعلم) ا. هـ. وانظر: ما سبق في التعليق السابق.