De même, pour d’autres questions – tel le cas de l’enfant issu du liʿân (reniement par imprécation), celui de l’héritage de l’apostat, et tant d’autres qu’Allah a voulu –, je n’ai trouvé d’opinions plus solides que celles des Compagnons. Jusqu’à cette heure, je n’ai connaissance d’aucun propos unanime des Compagnons qui ne soit appuyé par l’analogie (qiyâs). Toutefois, discerner l’analogie valide de la défectueuse compte parmi les sciences les plus nobles ; seuls le saisissent ceux qui sont versés dans les secrets et les finalités de la Loi, qui ont contemplé les beautés innombrables renfermées par la sharîʿa de l’islam, les intérêts qu’elle assure aux serviteurs pour la vie présente et la vie dernière, la sagesse profonde qu’elle recèle, la grâce surabondante qu’elle dispense et la justice universelle qu’elle instaure. Allah sait mieux. Fin de la citation. ⦗Iʿlâm al-muwaqqiʿîn, 2/53-57⦘ (1).
1123 – La dissolution du mariage de l’épouse d’un disparu ne requiert pas l’intervention du juge :
– Ibn Mufliḥ déclare : « L’épouse du disparu observe d’abord le délai déjà mentionné pour son héritage, puis elle accomplit l’ʿidda de décès. Quant au besoin d’un jugement fixant la durée d’attente et l’ʿidda, et à l’exigence que le tuteur prononce ensuite le divorce, avant qu’elle n’accomplisse l’ʿidda en cycles menstruels si le tuteur divorce, il existe deux versions à ce sujet. Ibn ʿAqîl dit : selon l’avis le plus probant, la dissolution du premier mariage n’est pas requise, tout comme la fixation du délai. Notre maître a également affirmé que, d’après l’avis le plus fort, l’intervention du juge n’est pas nécessaire ; si la durée et l’ʿidda sont écoulées, elle peut se remarier sans jugement. » ⦗Al-Furûʿ 5/545-546 (9/248-249)⦘ (2).
1124 – Si l’épouse du disparu se remarie puis que celui-ci revient :
– Ibn Mufliḥ dit : « Si elle s’est remariée et que son premier mari revient avant que le second n’ait consommé le mariage, elle lui revient. D’après une autre version : il a le choix. S’il revient après la consommation, il peut la reprendre comme épouse par son premier contrat. L’avis explicite est que, même s’il ne répudie pas… »