et c’est également l’avis de notre maître — qu’Allah lui fasse miséricorde — contrairement à Abû Bakr. ⦗Al-Furūʿ 5/525 (9/223)⦘.
1116 – Des effets partiels de la filiation :
Ibn Mufliḥ dit : « Lorsqu’un *firaash* (lit : lit conjugal) est établi, la *shubha* (doute lié à un rapport illicite) ne produit aucun effet ; plusieurs auteurs l’ont affirmé. Notre maître a toutefois retenu une application partielle des dispositions, en se fondant sur cette parole : « Ô Sawda, voile-toi devant lui. » Les textes rapportés d’Aḥmad vont dans ce sens, car il s’en est servi pour prouver que le *zinâ* (la fornication) entraîne l’interdiction, et que la fille issue d’un *zinâ* est illicite (au père). Il s’appuie encore sur deux traditions attribuées à ʿUmar où celui-ci a affilié aux pères, à l’époque antéislamique, les enfants nés de liaisons adultères. ⦗Al-Furūʿ 5/526 (9/224)⦘ (1).
1117 – Absence de *firaash* et reconnaissance d’un enfant né d’un *zinâ* :
Ibn Mufliḥ dit : « Notre maître soutient que, si un homme reconnaît comme sien un enfant issu d’un *zinâ* alors qu’aucun *firaash* n’existe, l’enfant lui est affilié. » ⦗Al-Furūʿ 5/526 (9/224)⦘ (2).
1118 – Suivi du statut de l’enfant :
Ibn Mufliḥ dit : « La filiation suit le père — selon l’opinion prépondérante — tant qu’il ne s’en désavoue pas, comme dans le cas de l’enfant issu d’un *liʿân*. Ainsi, le fils d’un Qurayshite et d’une non-Qurayshite est considéré comme Qurayshite, et non l’inverse. Quant à la liberté ou à l’esclavage, l’enfant suit la mère — toujours selon l’avis prépondérant — sauf excuse tenant à un défaut ou à une tromperie (3) ; l’énoncé vise apparemment l’enfant (4). Enfin, il suit la meilleure des deux confessions. »
(1) Al-Fatawa (vol. 32, p. 136-137, 139) ; Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 399-400).
(2) Al-Fatawa (vol. 33, p. 112-113) ; Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 400).
(3) Ibn Nasr Allah écrit dans sa Hachiya ‘ala al-Furu‘ (p. 157 b) : « Le sens de l’expression lil-ʿayb n’est pas établi ; quant à al-ghurur (l’illusion trompeuse), il est manifeste, et on ignore ce que recouvre al-bayad (l’espace vierge). » Voir le commentaire qui suit.
(4) Dans la hachiya de la 2ᵉ édition : « Dans le texte original suit un blanc d’une largeur d’un mot. » Et al-Mardawi note dans Tashih al-Furu‘ (vol. 5, p. 520 ; éd. 9, p. 218) : « Avis : tout l’espace vierge dans le propos de l’auteur, depuis “wa lil-harj hadith sahih” (quant à l’adultère, la lapidation est un hadith authentique) jusqu’à “ʿalā imraʾatin iddaʿtahu” (concernant une femme qu’il en a accusée), correspond à un emplacement réservé figurant dans le manuscrit ; seule une partie en a été reportée en marge. »
شيخنا «ع» خلافا لأبي بكر) [الفروع ٥/ ٥٢٥ (٩/ ٢٢٣)].
١١١٦ - تبعض أحكام النسب:
- قال ابن مفلح: (ولا أثر لشبهة مع فراش، ذكره جماعة، واختار شيخنا: تبعض الأحكام، لقوله: «واحتجبي منه يا سودة»، وعليه نصوص أحمد، لأنه احتج به على أن الزنا يُحَرِّم، وأن بنته من الزنا تحرم، وبما يروى عن عمر من وجهين أنه ألحق أولاد المعاهرين في الجاهلية بآبائهم) [الفروع ٥/ ٥٢٦ (٩/ ٢٢٤)] (١).
١١١٧ - إذا لم يكن هناك فراش واستلحق ولده من الزنا:
- قال ابن مفلح: (واختار شيخنا أنه إن استلحق ولده من الزنا ولا فراش لحقه) [الفروع ٥/ ٥٢٦ (٩/ ٢٢٤)] (٢).
١١١٨ - تبعية الولد:
- قال ابن مفلح: (وتبعية النسب للأب «ع» ما لم ينتف منه، كابن ملاعنة، فولد قرشي من غير قرشية قرشي لا عكسه، وتبعية حرية ورق للأم «ع» إلا من عذر للعيب أو غرور (٣)، وظاهره ولد (٤)، ويتبع خيرهما دينا،
(١) «الفتاوى» (٣٢/ ١٣٦ - ١٣٧، ١٣٩)، «الاختيارات» للبعلي (٣٩٩ - ٤٠٠).
(٢) «الفتاوى» (٣٣/ ١١٢ - ١١٣)، «الاختيارات» للبعلي (٤٠٠).
(٣) قال ابن نصر الله في «حاشيته على الفروع» (ل ١٥٧/ب): (لم يعرف معنى قوله «للعيب» وأما الغرور فظاهر، ولا يعرف البياض ما سقط منه). وانظر ما يأتي في التعليق التالي.
(٤) في حاشية ط ٢: (بعدها في الأصل بياض بمقدار كلمة)، وقال المرداوي في «تصحيح الفروع» [٥/ ٥٢٠ (٩/ ٢١٨) [: (تنبيه: كل ما في كلام المصنف من بياض من قوله: «وللعاهر الحجر، حديث صحيح» إلى قوله: «على امرأة ادعته» فإنه مكان حِبْرٍ وقع على الأصل، وقد حزر بعضه فكتب على الهامش فليعلم ذلك).