– Ibn Mufliḥ rapporte : « Ḥarb mentionne le cas d’un homme qui a répudié son épouse avant la consommation ; si, par la suite, elle met au monde un enfant qu’il renie, l’enfant est écarté de sa filiation sans qu’il soit besoin du liʿān. Notre maître en a déduit, à partir de ce récit, que l’épouse ne devient firaash qu’après la consommation effective. Tel est aussi le choix de notre shaykh et d’autres savants postérieurs. » ⦗Al-Furūʿ 5/518 (9/216)⦘ (1). 1114 – Si le vendeur affirme n’avoir procédé à la vente qu’après avoir pratiqué l’istibrāʾ (vérification de l’absence de grossesse), et que l’acheteur jure ne pas avoir eu de rapports avec elle : Ibn Mufliḥ déclare : « Notre maître a dit, à propos de la situation où le vendeur prétend ne l’avoir vendue qu’après istibrāʾ et où l’acheteur jure ne pas l’avoir connue charnellement : si, après l’istibrāʾ, elle donne naissance à un enfant plus de six mois plus tard, certains estiment que sa parole n’est pas recevable (2) et que l’enfant lui est affilié ; c’est l’avis rapporté par al-Qâḍî dans son Taʿlîq et c’est ce qui ressort des propos de Aḥmad. D’autres jugent que la filiation est écartée ; cette position a été retenue par al-Qâḍî dans al-Mujarrad, par Ibn ʿAqîl, Abû ’l-Khaṭṭâb et d’autres, et correspond aux écoles de Mālik et d’al-Shâfiʿî. Sur cette dernière opinion, faut-il prêter serment au sujet de l’istibrāʾ ? Deux vues existent à ce propos dans les écoles de Mālik et d’Aḥmad. Exiger le serment est l’opinion des Shâfiʿîtes, tandis que, selon l’avis le plus répandu, on ne le fait pas jurer. » (3) ⦗Al-Furūʿ 5/524 (9/222-223)⦘. 1115 – L’enfant lui est attribué en cas de rapport entaché de shubha : Ibn Mufliḥ affirme : « Le nouveau-né lui est affilié lorsqu’il y a eu un rapport fondé sur une shubha, comme dans le cas d’un contrat ; Aḥmad l’a énoncé explicitement et il l’a également mentionné… »
(1) Voir : al-Fatâwâ, t. 34, p. 17 ; al-Ikhtiyârât d’al-Baʿlî, p. 399. (2) Ibn Nasr Allâh, dans sa ḥâshiya sur al-Furûʿ (t. I, p. 156/A), explique : « C’est peut-être fondé sur le fait que l’istibrâ’ ne met pas fin à la menstruation. » (3) Al-Mardâwî, dans Taḥqîḥ al-Furûʿ, après avoir rapporté le passage précédent, note : « Le propos de Taqî al-Dîn s’achève ici … puis il expose indifféremment les deux avis … ».
- وقال ابن مفلح: (ونقل حرب فيمن طلق قبل الدخول وأتت بولد فأنكره: ينتفي بلا لعان، وأخذ شيخنا من هذه الرواية أن الزوجة لا تصير فراشا إلا بالدخول، واختاره شيخنا وغيره من المتأخرين) [الفروع ٥/ ٥١٨ (٩/ ٢١٦)] (١). ١١١٤ - إذا ادعى البائع أنه ما باع حتى استبرأ، وحلف المشتري أنه ما وطئها: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا فيما إذا ادعى البائع أنه ما باع حتى استبرأ، وحلف المشتري أنه ما وطئها، فقال: إن أتت به بعد الاستبراء لأكثر من ستة أشهر فقيل: لا يقبل قوله (٢) ويلحقه النسب، قاله القاضي في «تعليقه»، وهو ظاهر كلام أحمد، وقيل: ينتفي النسب، اختاره القاضي في «المجرد» وابن عقيل وأبو الخطاب وغيرهم، وهو مذهب «م ش»، فعلى هذا هل يحتاج إلى اليمين على الاستبراء؟ فيه وجهان في مذهب مالك وأحمد، والاستحلاف قول «ش» والمشهور: لا يحلف) (٣) [الفروع ٥/ ٥٢٤ (٩/ ٢٢٢ - ٢٢٣)]. ١١١٥ - يلحقه الولد بوطء شبهة: - قال ابن مفلح: (ويلحقه الولد بوطء شبهة كعقد، نصه عليه، وذكره
(١) انظر: «الفتاوى» (٣٤/ ١٧)، «الاختيارات» للبعلي (٣٩٩). (٢) قال ابن نصر الله في «حاشيته على الفروع» (ل ١٥٦/أ): (لعله بناء على أن الاستبراء لا يقطع الفراش). (٣) قال المرداوي في «تصحيح الفروع» بعد نقله الفقرة السابقة: (انتهى كلام تقي الدين ... فأطلق الوجهين .. الخ).