ou encore un enfant né hors mariage, la récompense qui lui revient est intégralement accordée, — ainsi l’a déclaré notre shaykh « M », précisant que, bien qu’encore mineur, cet enfant intercède pour sa mère et non pour son père (1) — (…) cela suffit (2). ⦗Al-Furûʿ 5/499-500 (9/193)⦘ (3).
1110 – S’il nourrit les pauvres au déjeuner ou au dîner :
Ibn Mufliḥ a dit : « Il leur donne, à chacun, la quantité qui acquitte la zakât al-fiṭr : un *mudd* (env. 0,75 l) de blé et, pour toute autre céréale, deux *mudd*, jamais moins ; pas même un seul *mudd*, selon M. Il l’a mentionné dans al-Iḍâḥ ; l’auteur d’al-Muḥarrar l’a rapporté comme une version, et al-Athram l’a également transmise. Dans une autre narration : un *ratl* irakien de pain de blé, ou ce qui équivaut à un *mudd* — voire au double — d’orge. Il est recommandé d’y joindre un condiment (*adam*), ainsi qu’Imâm Aḥmad l’a explicitement indiqué ; dans une autre version, il cite la parole d’Ibn ʿAbbâs : « avec son condiment ». Notre shaykh rapporte également cette version, pour chaque pauvre, et c’est l’avis préféré par la majorité, à l’instar d’un legs en leur faveur. D’après une autre narration : le produit de base du pays, opinion retenue par Abû l-Khaṭṭâb, le Shaykh et d’autres ; selon une autre encore : l’équivalent monétaire. Leur repas de midi et leur repas du soir comptent pour s’acquitter de l’obligation ; toutefois notre shaykh n’a pas utilisé l’expression « s’acquitter de l’obligation », et c’est bien le sens apparent du récit transmis par Abû Dâwûd et d’autres. ⦗Al-Furûʿ 5/506 (9/199)⦘ (4).
1111 – Ce qui est obligatoire dans le nourrissage :
Ibn Mufliḥ a dit : « Notre shaykh rend obligatoire une mesure moyenne, tant en quantité qu’en qualité, de façon absolue, sans fixer de volume précis ni exiger le transfert de propriété ; c’est, dit-il, ce qu’impose l’analogie propre à notre école, comme pour les dépenses dues à l’épouse. Le condiment (*adam*) devient obligatoire si l’on en nourrit habituellement sa famille. » ⦗Al-Furûʿ 5/507 (9/201)⦘ (5).
(1) Dans Al-Inṣāf (t. 9, p. 220), al-Mardāwī rapporte qu’imam Taqī-ad-Dīn (qu’Allāh lui fasse miséricorde) affirme : « Il en tire sa pleine récompense ; contrairement à Mālik (qu’Allāh lui fasse miséricorde), il intercède – bien qu’il soit mineur – pour sa mère et non pour son père. »
(2) Selon Ibn Qundus, l’expression « ajzaʾ » (« cela suffit ») répond à la formule « et même si je libère un esclave… ».
(3) Voir al-Fatâwâ (t. 31, p. 376).
(4) al-Fatâwâ (t. 35, p. 352).
(5) Voir al-Fatâwâ (t. 35, pp. 351-352) et al-Ikhtiyārāt d’al-Bāʿlī (p. 396).
ــ قاله شيخنا «م»، وأنه يشفع مع صغره في أمه لا أبيه (١) ــ ... أجزأ (٢)) [الفروع ٥/ ٤٩٩ - ٥٠٠ (٩/ ١٩٣)] (٣).
١١١٠ - إذا غَدَّى المساكين أو عشَّاهم:
- قال ابن مفلح: (ويعطي ما يجزئ فطرة من البرِّ مُدٌّ ومن غيره مُدَّان لا أقل مطلقا، ولا مدٌّ مدٌّ «م»، وذكره في «الإيضاح»، وذكره صاحب «المحرر» رواية، ونقله الأثرم، وعنه: ورطلا خبز برٍّ عراقيَّةٍ، أو ما علم مدًّا أو ضعفَه من شعيرٍ، ويستحب أدمُه، نص عليه، وعنه: أنه ذكر قول ابن عباس: بأدمه. وذكره شيخنا رواية، لكل مسكين، اختاره الأكثر كالوصية لهم، وعنه: وقوت بلده، اختاره أبو الخطاب والشيخ وغيرهما، وعنه: والقيمة، وغداؤهم وعشاؤهم بالواجب، ولم يقل شيخنا: «بالواجب»، وهو ظاهر نقل أبي داود وغيره) [الفروع ٥/ ٥٠٦ (٩/ ١٩٩)] (٤).
١١١١ - الواجب في الإطعام:
- قال ابن مفلح: (وأوجب شيخنا وسطه قدرا ونوعا مطلقا بلا تقدير ولا تمليك، وأنه قياس المذهب، كزوجة، وأن الأدم يجب إن كان يطعمه أهله) [الفروع ٥/ ٥٠٧ (٩/ ٢٠١)] (٥).
(١) قال المرداوي في «الإنصاف» (٩/ ٢٢٠): (قال الشيخ تقي الدين (رحمه الله): ويحصل له أجره كاملا، خلافا لمالك (رحمه الله)، فإنه يشفع ــ مع صغره ــ لأمه لا أبيه).
(٢) قال ابن قندس: («قوله: «أجزأ» هو جواب لقوله: «وإن أعتق من قطع ... »).
(٣) انظر: «الفتاوى» (٣١/ ٣٧٦).
(٤) «الفتاوى» (٣٥/ ٣٥٢).
(٥) انظر: «الفتاوى» (٣٥/ ٣٥١ - ٣٥٢)، «الاختيارات» للبعلي (٣٩٦).