– Ibn Mufliḥ a dit : « Si quelqu’un prête serment en employant cette formule, ou en disant “par le ḥarâm”, ou encore en évoquant le divorce ou l’affranchissement, puis qu’il se parjure, la sanction annoncée devient obligatoire pour lui. Toutefois, notre shaykh – qu’Allah lui fasse miséricorde – a déduit, au regard des principes et des textes d’Aḥmad, qu’aucune sanction n’a lieu en dehors du ẓihâr, et, de façon générale, qu’il n’en est rien lorsque l’intéressé n’entendait que prêter serment ; il a retenu cette opinion et l’a illustrée (1) par les formules suivantes : “Le licite m’est interdit : je le ferai à coup sûr”, ou : “Si je le fais, alors le licite m’est interdit”, ou : “L’illicite m’incombe : je le ferai”, ou : “Si je ne le fais pas, l’illicite m’incombera”. La tournure du qasam (serment) comme celle du taʿlîq (condition) constitue, d’un commun accord, un serment. Tant qu’il n’a pas l’intention que la sanction (al-jazâʾ) prenne réellement effet lorsque la condition se réalise, il doit simplement acquitter la kaffâra, car il s’agit bel et bien d’un serment ; son but est d’encourager ou de dissuader, d’affirmer la véracité ou de démentir – et la formule vient confirmer cela –, la sanction lui répugnant encore plus que la condition (2). En revanche, s’il veut effectivement que la sanction se concrétise, le divorce ou l’acte mentionné prend effet, et l’expiation du serment n’est d’aucune utilité, cela d’un commun accord : ce n’est plus un serment, ni juridiquement ni linguistiquement, mais un usage coutumier récent, comparable à l’usage apparu dans les déclarations de divorce immédiates.
Il ajoute : « Lorsqu’une personne jure “par l’illicite”, sans autre précision, elle doit s’acquitter de l’expiation du serment selon H, Sh et Aḥmad, tandis que, d’après M, il s’agit d’un divorce. » ⦗Al-Furûʿ 5/492-493 (9/185)⦘ (3). Voir supra, n° 1093.
1108 – S’il affranchit un enfant né hors mariage :
1109 – Et l’intercession d’un enfant né hors mariage en faveur de sa mère :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Même s’il affranchit un esclave auquel le nez et les oreilles ont été coupés, ou un muǧabbûb (complètement émasculé), un eunuque, un dément, un boiteux léger, ou un borgne qui voit d’un œil… ou encore un enfant né du fornication (walad zinâ), la récompense qui lui revient est pleinement accordée,