comme il l’exige pour le contrat de mariage ou pour le khulʿ (dissolution du mariage à l’initiative de l’épouse), et non pour amorcer la séparation ; ainsi qu’il est dit : « Et prenez des témoins… » (at-Talâq : 2), afin que le mari ne puisse dissimuler sa répudiation). [Al-furûʿ 5/466 (9/155)] (1).
1104 – Lorsqu’une femme se présente devant le juge et affirme que son époux l’a répudiée et que sa ʿidda (période d’attente) est achevée :
– Ibn Muflih rapporte : « Si la femme est reconnue pour sa probité, on accepte sa parole ; même si le second mari la traite de menteuse, elle est crue quant à la licéité de son retour vers le premier. Il en va de même, selon l’opinion la plus solide, pour la femme qui revendique l’existence d’un mariage avec un homme présent qui le nie. De la même façon, ajoute notre shaykh, si une femme se rend auprès d’un juge (2) en prétendant que son mari l’a répudiée et que sa ʿidda est terminée, le juge peut la marier à un autre homme lorsqu’il la croit sincère, à l’instar de la manière dont on traite les transactions d’un esclave dont l’affranchissement n’est pas établi. »
(1) Al-Fatāwā, vol. 32, p. 129 ; Al-Ikhtiyārāt de al-Ba‘lī, p. 392.
(2) Dans la 2ᵉ édition : le mot « Hākim » apparaît.
كالنكاح والخلع عنده، لا على ابتداء الفرقة، لقوله: ﴿وَأَشْهِدُوا﴾ [الطلاق: ٢] ولئلا يكتم طلاقها) [الفروع ٥/ ٤٦٦ (٩/ ١٥٥)] (١).
١١٠٤ - إذا جاءت امرأة إلى الحاكم وادعت أن زوجها طلقها وانقضت عدتها:
- قال ابن مفلح: (والمرأة إذا عرفت بصدق يقبل منها, ولو كذبها الثاني صدقت في حلها للأول, وكذا دعوى نكاح حاضر منكر, في الأصح, ومثل الأولة من جاءت إلى حاكم (٢) فادعت أن زوجها طلقها وانقضت عدتها، فله تزويجها إن ظن صدقها, كمعاملة عبد لم يثبت عتقه, قاله شيخنا) [الفروع ٥/ ٤٧١ (٩/ ١٦٠)].
(١) «الفتاوى» (٣٢/ ١٢٩)، «الاختيارات» للبعلي (٣٩٢).
(٢) في ط ٢: (جاءت حاكما).