et il ajoute : « Notre shaykh a également confirmé cela à l’unanimité, précisant que la violation du serment ne se renouvelle pas. » [Al-furûʿ 5/432 (9/109)].
1098 – Prendre en compte l’usage du locuteur et son intention pour déterminer la portée du serment :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Si l’homme dit : “Si je jure par ton divorce, tu es répudiée”, puis qu’il répète cette formule ; ou s’il la suspend à une condition destinée à inciter ou à dissuader – selon l’avis le plus sûr –, ou encore à confirmer ou à démentir une information ; et, selon un autre avis, à toute autre condition telle que le lever du soleil ou l’arrivée des pèlerins – à l’exception, selon certains, des cas où il la lie à la volonté de l’épouse, à ses menstrues ou à son état de pureté, bien qu’une partie de nos condisciples n’ait pas fait cette réserve –, notre shaykh a mentionné tout cela et a choisi de se référer à l’usage du locuteur et à son intention pour savoir ce qu’il entend par “serment”. Il affirme que telle est l’exigence des principes et des textes rapportés d’Aḥmad. De même, la formule : “Par Allah, je ne prêterai aucun serment” entraîne aussitôt une unique répudiation prononcée une seule fois (1). » [Al-furûʿ 5/442 (9/123)].
1099 – S’il dit : « Tu es répudiée » – ou : « Mon esclave est affranchi – si Allah le veut » :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Si l’homme déclare : “Tu es répudiée, si Allah le veut” – ou : “Mon esclave est libre, si Allah le veut” – ou s’il place l’exception avant l’énoncé, le divorce ou l’affranchissement a bien lieu, car son intention est d’en souligner l’effectivité (2). Aḥmad cite à ce propos la parole de Qatâda : “Allah a déjà voulu le divorce lorsqu’Il l’a autorisé.” C’est l’explication explicite donnée au sujet de l’expression “sauf si Allah en décide autrement”. Selon une autre version rapportée de lui, tel n’est pas le cas ; c’est l’opinion retenue par plusieurs savants. Notre shaykh commente : il faut alors comprendre la formule ainsi : “Elle est répudiée – si Allah veut ce divorce après cela – or Allah ne le veut qu’au moment où l’époux le prononce de nouveau par la suite.” » [Al-furûʿ 5/452 (9/135)].
1100 – Lorsqu’il suspend la répudiation à une condition ou à une qualification :
– Ibn Mufliḥ dit : « Plusieurs savants estiment qu’un serment formulé de manière absolue ne renvoie qu’à… »
(1) Dans sa « Haschiyat ‘ala al-Furu’ », Ibn Qandis précise : « c’est-à-dire pour une seule répétition ; et s’il répète davantage, le divorce devient multiple, comme l’auteur l’indique peu après. »
(2) Dans la 2e édition : « comme il l’entendait ».
وذكره شيخنا في هذه اتفاقا، وأنه لا يتكرر حنثه) [الفروع ٥/ ٤٣٢ (٩/ ١٠٩)].
١٠٩٨ - العمل بعرف المتكلم وقصده في مسمى اليمين:
- قال ابن مفلح: (إذا قال: إن حلفت بطلاقك فأنت طالق، ثم أعاده، أو علقه بشرط فيه حث أو منع، والأصح أو تصديق خبر أو تكذيبه، وقيل: وغيره، كطلوع الشمس وقدوم الحاج، سوى تعليقه بمشيئتها أو حيض وطهر، ومنا من لم يستثن هذه الثلاثة، ذكره شيخنا, واختار العمل بعرف المتكلم وقصده في مسمى اليمين, وأنه موجب أصول أحمد ونصوصه، وأن مثله: والله لا أحلف يمينا= طلقت في الحال طلقة في مرة (١)) [الفروع ٥/ ٤٤٢ (٩/ ١٢٣)].
١٠٩٩ - إذا قال: أنت طالق، أو عبدي حر، إن شاء الله:
- قال ابن مفلح: (وإن قال: أنت طالق، أو عبدي حرٌّ، إن شاء الله، أو قدم الاستثناء وقعا، لقصده (٢) به تأكيد الإيقاع، وذكر أحمد قول قتادة: قد شاء الله الطلاق حين أذن فيه، وكالمنصوص في إلا أن يشاء الله، وعنه: لا، اختاره جماعة، قال شيخنا: ويكون معناه هي طالق إن شاء الله الطلاق بعد هذا, والله لا يشاؤه إلا بتكلمه به بعد ذلك) [الفروع ٥/ ٤٥٢ (٩/ ١٣٥)].
١١٠٠ - إذا علق الطلاق بشرط أو صفة:
- قال ابن مفلح: (قال جماعة: اليمين المطلقة إنما تنصرف إلى
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: في إعادته مرة، وإن أعادَه أكثر من مرة فإن الطلاق يتعدد كما ذكره المصنف بعد يسير).
(٢) في ط ٢: (كقصده).