– Il a ajouté : « Plusieurs fuqahâ – parmi eux Ibn ʿAqîl, notre shaykh et d’autres – ont rendu une fatwa concernant l’homme à qui l’on annonce : “Ton épouse est sortie de ta maison” ou : “Elle a commis l’adultère avec un tel”, et qui réplique aussitôt : “Elle est répudiée.” Si l’on découvre ensuite qu’elle n’est pas sortie, que l’homme avec lequel on l’a diffamée se trouvait dans un pays lointain, qu’il lui était impossible de la rejoindre ou qu’il était déjà mort au moment des faits allégués – ou tout autre indice établissant qu’elle n’a pas commis l’adultère –, alors le divorce ne prend pas effet. En effet, l’époux n’a prononcé la répudiation qu’en considération de ce motif ; celui-ci tient donc lieu de condition à la validité du divorce. » [Ighâthat al-lahfân 2/128] (1).
1095 – Lorsqu’un divorce est suspendu à une condition que l’époux croit réalisée et qu’il dit : « Pars, tu es répudiée » :
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Les juristes ont déclaré sans ambiguïté que si un homme suspend le divorce de son épouse à une condition, croit ensuite que cette condition s’est réalisée et lui dit : “Pars, tu es répudiée”, persuadé que le divorce est déjà effectif, puis qu’il apparaît que la condition ne s’est en réalité pas produite, le divorce n’a aucun effet. C’est la position explicitement affirmée par notre shaykh – qu’Allah sanctifie son âme. » [Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 4/91].
1096 – Il déclare : « Si je mange une grenade, et si j’en mange la moitié, tu es répudiée » :
– Ibn Mufliḥ écrit : « S’il dit : “Si je mange une grenade, et si j’en mange la moitié, tu es répudiée”, puis qu’il mange une grenade entière, il y a alors deux divorces ; toutefois, notre shaykh a retenu l’avis qu’il n’y en a qu’un seul. » [Al-furûʿ 5/429 (9/105)].
1097 – Il dit : « Tu es répudiée, ni debout ni assis » :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « … Plusieurs savants ont mentionné qu’avec les conjonctions “fa” et “thumma” le jugement est identique à celui de “wa” ; ainsi, avec “wa”, les formules : “Si je me lève et si je m’assieds” ou : “ni debout ni assis” rendent la répudiation effective lorsque les deux actions se réalisent. Selon une autre version, il suffit que l’une des deux se produise, comme dans : “Si je me lève ou si je m’assieds”, et c’est également l’avis le plus correct pour la clause : “ni debout ni assis”. »
(1) al-Ikhtiyarat (Les Choix) d’al-Ba‘li, p. 377.
- وقال أيضًا: (وقد أفتى غير واحد من الفقهاء، منهم ابن عقيل وشيخنا وغيرهما، فيمن قيل له: إن امرأتك قد خرجت من بيتك، أو: قد زنت بفلان، فقال: هي طالق، ثم تبين له أنها لم تخرج من البيت، وأن الذي رميت به في بلد بعيد، لا يمكن وصوله إليها، أو أنه حين رميت به كان ميتًا، ونحو ذلك مما يعلم به أنها لم تزن، فإنه لا يقع عليها الطلاق، لأنه إنما طلقها بناء على هذا السبب، فهو كالشرط في طلاقها) [إغاثة اللهفان ٢/ ١٢٨] (١).
١٠٩٥ - إذا علق الطلاق بشرط، فظن وقوعه، فقال: اذهبي فأنت طالق:
- قال ابن القيم: (وصرَّحوا أن الرجل لو علق طلاق امرأته بشرط، فظن أن الشرط قد وقع، فقال: اذهبي فأنت طالق، وهو يظن أن الطلاق قد وقع بوجود الشرط، فبان أن الشرط لم يوجد، لم يقع الطلاق، ونص على ذلك شيخنا قدس الله روحه) [إعلام الموقعين ٤/ ٩١].
١٠٩٦ - إذا قال: إن أكلت رمانة وإن أكلت نصفها فأنت طالق:
- قال ابن مفلح: (وإن قال: إن أكلت رمانة وإن أكلت نصفها فأنت طالق، فأكلت رمانة، فثنتان، واختار شيخنا واحدة) [الفروع ٥/ ٤٢٩ (٩/ ١٠٥)].
١٠٩٧ - إذا قال: أنت طالق لا قمت ولا قعدت:
- قال ابن مفلح: ( ... وذكر جماعة في «الفاء» و «ثم» رواية كالواو، وبالواو كـ «إن قمت وقعدت»، أو: «لا قمت وقعدت»، تطلق بوجودهما، وعنه: أو أحدهما، كـ «إن قمت وإن قعدت»، وكالأصح في «لا قمت ولا قعدت»،
(١) «الاختيارات» للبعلي (٣٧٧).