lui avait indiqué, par égard pour sa personne et pour les considérations des autres jurisconsultes.
Puis, au tout début de Jumâdâ al-Ûlâ, un courrier arriva porteur d’une lettre du sultan interdisant expressément au shaykh Taqî ad-Dîn de délivrer des fatwas concernant le serment conditionné par le divorce. Un conseil se tint alors, l’affaire fut réglée conformément à l’ordre royal et la décision fut proclamée publiquement dans la ville. Or, avant même l’arrivée de ce rescrit, un groupe de grands muftis s’était réuni auprès du qâḍî hanbalite Ibn Muslim pour l’inviter à exhorter le shaykh à cesser ses avis sur le divorce. Le shaykh comprit l’intention de ce conseil : prévenir l’éclatement d’une fitna et de troubles. ⦗99⦘
– Ibn Kathîr a également écrit, dans la biographie d’Ibn al-Qayyim : « Il s’était voué à l’émission de fatwas sur la question du divorce adoptée par le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya, et cette affaire donna lieu à des épisodes – dont l’exposé serait trop long – avec le qâḍî al-quḍât Taqî ad-Dîn as-Subkî et d’autres. » ⦗217⦘
1094 – Si le divorce est motivé par une cause qui s’avère inexistante :
– Ibn al-Qayyim a dit : « … Le point essentiel est que, lorsque le divorce est justifié par une cause et qu’il apparaît ensuite que cette cause n’existe pas, l’avis d’Aḥmad est que le divorce ne prend pas effet. Quant à notre shaykh, il ne requiert pas que la cause soit mentionnée textuellement ; pour lui, il n’y a aucune différence entre un divorce motivé par une cause formulée explicitement ou non. Si l’inexistence de la cause est établie, le divorce ne se réalise pas. C’est là l’avis qui seul convient à la madhhab, et les principes des imâms n’en imposent pas d’autre. Ainsi, si l’on dit à un homme : “Ta femme a bu avec un tel” ou “Elle a passé la nuit chez lui”, et qu’il déclare : “Soyez témoins qu’elle est répudiée par trois fois”, puis qu’il découvre qu’en réalité cette nuit-là elle se trouvait chez elle, debout en prière, ce divorce n’a absolument aucun effet. » ⦗Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 4/90-91⦘
أشار به، رعاية لخاطره وخواطر الجماعة المفتين.
ثم ورد البريد في مستهل جمادى الأولى بكتاب من السلطان فيه منع الشيخ تقي الدين من الإفتاء في مسألة الحلف بالطلاق، وانعقد بذلك مجلس، وانفصل الحال على ما رسم به السلطان، ونودي به في البلد، وكان قبل قدوم المرسوم قد اجتمع بالقاضي ابن مسلم الحنبلي جماعة من المفتين الكبار، وقالوا له أن ينصح الشيخ في ترك الإفتاء في مسألة الطلاق، فعلم الشيخ نصيحته، وأنه إنما قصد بذلك ترك ثوران فتنة وشر) [البداية والنهاية ١٤/ ٩٩].
- وقال أيضًا في ترجمة ابن القيم: (وقد كان متصديا للإفتاء بمسألة الطلاق التي اختارها الشيخ تقي الدين ابن تيمية، وجرت بسببها فصول يطول بسطها مع قاضي القضاة تقي الدين السبكي وغيره) [البداية والنهاية: ١٤/ ٢١٧].
١٠٩٤ - إذا علل الطلاق بعلة ثم تبين انتفاؤها:
- قال ابن القيم: ( ... والمقصود أنه إذا علل الطلاق بعلة ثم تبين انتفاؤها فمذهب أحمد أنه لا يقع بها الطلاق، وعند شيخنا: لا يشترط ذكر التعليل بلفظه، ولا فرق عنده بين أن يطلقها لعلة مذكورة في اللفظ أو غير مذكورة، فإذا تبين انتفاؤها لم يقع الطلاق، وهذا هو الذي لا يليق بالمذهب غيره، ولا تقتضي قواعد الأئمة غيره، فإذا قيل له: امرأتك قد شربت مع فلان، أو: باتت عنده، فقال: اشهدوا على أنها طالق ثلاثا، ثم علم أنها كانت تلك الليلة في بيتها قائمة تصلي، فإن هذا الطلاق لا يقع به قطعا) [إعلام الموقعين ٤/ ٩٠ - ٩١].