(1) Partant de cela, si la condition est rompue, alors, pour l’affranchissement (*ʿitq*), s’il ne le choisit pas expressément, il doit s’acquitter de l’expiation due pour un serment. Dans les autres cas (2), on revient à la nature de son vœu : soit il acquitte l’expiation, soit il demeure lié par ce qu’il aura institué, par une parole ou un acte, comme terme temporel à l’obligation née de son engagement. Chez ceux qui considèrent que l’expiation est requise à titre déterminé lorsqu’on prête serment au moyen d’un vœu d’obéissance, il n’y a pas place pour choisir entre accomplir l’acte juré et s’acquitter de l’expiation. Quant à l’opinion selon laquelle rien ne lui incombe et qu’aucun divorce ne prend effet avant l’échéance (3), Aḥmad s’est rangé à la parole rapportée d’Abû Dharr : « Tu es libre jusqu’à l’écoulement d’une année. » Une autre version venant de lui dit : « Si, pour peu que l’on soit certain que la condition se réalise. » Notre maître a restreint cela au triple divorce, car c’est alors qu’il l’assimile à la *mutʿa* (mariage temporaire). [al-Furūʿ 5/425-426 (9/100-101)] (4). Voir également le n° 1107. Ibn Kathîr rapporte, parmi les événements de l’an 719 H : « Le shaykh ʿAlam ad-Dîn (5) a dit : Le jeudi, à la mi-Rabîʿ al-Awwal, le qâḍî al-quḍât Shams ad-Dîn Ibn Muslim s’est entretenu avec le shaykh, l’imâm, le savant Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya et l’a exhorté à renoncer à l’émission de fatwas portant sur la question du serment conditionné par le divorce. Le shaykh accepta ce conseil et se conforma à ce que
(1) Dans sa Hashiyah ‘ala al-Furu‘ (vol. 137/B), ibn Nasrallah précise que l’expression mentionnée renvoie à l’imposition d’une condition—telle que le divorce ou l’équivalent—comme la ṭahāra (pureté rituelle) et l’ʿitq (affranchissement). (2) Dans sa Hashiyah ‘ala al-Furu‘, ibn Qundus explique «c.-à-d. : tout autre [cas] que l’affranchissement, comme le divorce, le ẓihār et autres». (3) Dans sa Hashiyah ‘ala al-Furu‘, ibn Qundus commente «c.-à-d. : avant la réalisation de la condition». (4) Références principales : al-Fatāwā, vol. 33, p. 44-61, 68-70 et 215-225 ; al-Ijtimāʿ wa al-Iftirāq fī al-Ḥilf bi al-Ṭalāq, p. 59-102 ; al-Ikhtiyārāt d’al-Burhān ibn al-Qayyim (n° 9) ; al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (n° 378). (5) al-Ḥāfiẓ al-Barzalī, l’un des principaux disciples du Shaykh, décédé en 739 H, a rapporté de nombreux récits le concernant dans son al-Muqtafi li-Tārīkh Abī Shāmah ; ces notices sont reproduites dans al-Jāmi‘ li-Sīrah Shaykh al-Islām Ibn Taymiyya, p. 202-215.
أولى (١)، فعلى هذا إذا حنث فإنه في العتق إن لم يختره لزمه كفارة يمين، وفي غيره (٢) مبني على نذره، فيكفر وإلا التزم ذلك بما يحدثه من قول أو فعل يكون مؤقِّتًا لموجب عقده، ولا يجيء التخيير بينه وبين الكفارة عند من يوجب الكفارة عينا في الحلف بنذر الطاعة، وأما أنه لا شيء عليه ولا تطلق قبله (٣) ذهب أحمد إلى قول أبي ذر: أنت حر إلى الحول. وعنه: بلى مع تيقن وجوده، وخصها شيخنا بالثلاث؛ لأنه الذي يصيره كمتعة) [الفروع ٥/ ٤٢٥ - ٤٢٦ (٩/ ١٠٠ - ١٠١)] (٤). وانظر: ما يأتي برقم (١١٠٧). - وقال ابن كثير في حوادث سنة (٧١٩): (قال الشيخ علم الدين (٥): وفي يوم الخميس منتصف ربيع الأول، اجتمع قاضي القضاة شمس الدين ابن مسلم بالشيخ الإمام العلامة تقي الدين ابن تيمية، وأشار عليه في ترك الافتاء في مسألة الحلف بالطلاق، فقبل الشيخ نصيحته، وأجاب إلى ما
(١) قال ابن نصر الله في «حاشيته على الفروع» (ل ١٣٧/ب): (المشار إليه تعليق الطلاق ونحوه كالطهارة والعتق). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: غير العتق من الطلاق والظهار وغيرهما). (٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: قبل وجود الشرط). (٤) «الفتاوى» (٣٣/ ٤٤ - ٦١؛ ٦٨ - ٧٠؛ ٢١٥ - ٢٢٥) , «الاجتماع والافتراق في الحلف بالطلاق» (٥٩ - ١٠٢)، «الاختيارات» للبرهان ابن القيم (رقم ٩) , «الاختيارات» للبعلي (٣٧٨). (٥) هو الحافظ البرزالي أحد كبار تلاميذ الشيخ, توفي سنة (٧٣٩) , وقد ذكر كثيرا من أخبار الشيخ في كتابه «المقتفي لتاريخ أبي شامة» انظرها: في «الجامع لسيرة شيخ الإسلام ابن تيمية» (٢٠٢ - ٢١٥).