et le réprimandèrent à ce propos, puis l’incarcérèrent dans la Citadelle, où il demeura cinq mois et dix-huit jours.
Ensuite, un décret du sultan ordonna sa libération ; il en sortit le lundi, jour de ʿÂshûrâʾ, de l’année 721 H, et regagna son domicile. ⦗al-ʿUqûd ad-durriyya 324-326⦘.
Adh-Dhahabî a dit : « Notre maître Ibn Taymiyya – qui compte parmi les *mujtahid* tant les conditions requises se trouvent réunies en lui – soutient que celui qui prête serment en l’adossant au divorce n’entraîne pas, par cette formule même, la répudiation de son épouse, qu’il rompe ou qu’il tienne son serment. Toutefois, s’il venait à le rompre une première fois, il devrait s’acquitter de la *kaffâra* (expiation) prévue pour un serment.
Il précise : si l’intention de l’auteur du serment est simplement d’inciter ou de dissuader, sans viser le divorce, il ne s’agit que d’un serment. Mais s’il entend par ses paroles : « Si tu entres dans la maison, tu es divorcée » poser une condition et une sanction, alors le divorce prend nécessairement effet. Il en va de même s’il lui dit : « Si tu m’absous de la dot, tu es divorcée », « Si tu commets l’adultère, tu es divorcée » ou encore : « À l’expiration du mois, tu es divorcée » ; dans tous ces cas, le divorce devient effectif dès l’absolution, l’adultère, l’écoulement du mois, etc.
Cependant, nous ne connaissons personne avant lui qui ait établi cette distinction ni qui ait soutenu l’obligation de la *kaffâra*. Il est vrai qu’Ibn Ḥazm rapporte dans son ouvrage « al-Ijmâʿ » un différend au sujet de celui qui jure par l’affranchissement d’esclave ou par le divorce : doit-il ou non acquitter la *kaffâra* réservée au serment ? Il ne cite toutefois pas les noms de ceux qui imposaient cette expiation – Allah sait mieux.
À ce que nous savons, plusieurs Anciens ont bien exigé la *kaffâra* pour celui qui jure par l’affranchissement, par le pèlerinage ou par l’aumône de tout ce qu’il possède ; mais aucun texte ne nous est parvenu imposant une expiation à celui qui jure par le divorce. Notre maître Ibn Taymiyya a néanmoins délivré cette fatwâ durant quelques mois, puis il se l’est interdite du fait des médisances que certains juristes propageaient à son sujet ; ensuite, il fut empêché de
وعاتبوه على ذلك، وحبسوه بالقلعة، فبقي فيها خمسة أشهر وثمانية عشر يومًا.
ثم ورد مرسوم السلطان بإخراجه، فأخرج منها يوم الاثنين يوم عاشوراء من سنة إحدى وعشرين وسبعمائة، وتوجه إلى داره) [العقود الدرية ٣٢٤ - ٣٢٦].
- وقال الذهبي: (وذهب شيخنا ابن تيمية ــ وهو من أهل الاجتهاد؛ لاجتماع الشرائط فيه ــ: أن الحالف على شيء بالطلاق لم تطلق منه امرأته بهذه اليمين، سواء حنث أو بر، ولكن إذا حنث في يمينه بالطلاق مرة قال: يكفر كفارة يمين.
وقال: إن كان قصد الحالف حضاً أو منعاً ولم يرد الطلاق فهي يمين، وإن قصد بقوله: إن دخلت الدار فأنت طالق، شرطاً وجزاءاً فإنها تطلق ولا بد، وكما إذا قال لها: إن أبريتني من الصداق فأنت طالق، وإن زنيت فأنت طالق، وإذا فرغ الشهر فأنت طالق= فإنها تطلق منه بالإبراء، والزنا، وفراغ الشهر، ونحو ذلك.
لكن ما علمنا أحداً سبقه إلى هذا التقسيم، ولا إلى القول بالكفارة، مع أن ابن حزم نقل في كتاب «الإجماع» له خلافاً في الحالف بالعتاق والطلاق، هل يكفر كفارة يمين أم لا؟ ولكنه لم يسم من قال بالكفارة، والله أعلم.
والذي عرفناه من مذهب غير واحد من السلف القول بالكفارة في الحلف بالعتق وبالحج، وبصدقة ما يملك، ولم يأتنا نص عن أحد من البشر بكفارة لمن يحلف بالطلاق، وقد أفتى بالكفارة شيخنا ابن تيمية مدة أشهر، ثم حرم الفتوى بها على نفسه من أجل تكلم الفقهاء في عرضه، ثم منع من