s’étendant sur trois volumes au format demi-baladî.
Le jeudi, au milieu du mois de Rabîʿ al-Âkhir de l’an 718 H, le qâḍî Shams ad-Dîn Ibn Muslim al-Hanbalî (qu’Allah lui fasse miséricorde) rencontra le Shaykh, lui conseilla de renoncer à émettre des fatwâs sur la question du serment assorti du divorce. Le Shaykh accepta cette recommandation, reconnut la valeur de son conseil et s’y conforma ; plusieurs notables s’étaient joints au qâḍî pour parvenir à ce résultat.
Le samedi, premier jour de Jumâdâ al-Ûlâ de la même année, un courrier arriva à Damas porteur d’une lettre du sultan interdisant toute fatwâ relative au serment lié au divorce — question que le Shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya avait étudiée, sur laquelle il avait donné des avis et rédigé des traités — et ordonnant la convocation d’un conseil à ce sujet.
Celui-ci se tint le lundi 3 du mois précité à Dâr as-Saʿâda ; la décision fut rendue conformément aux directives du sultan et, le mardi 4, on en fit la proclamation dans la ville. Le Shaykh reprit cependant la délivrance de fatwâs sur cette question, déclarant : « Il ne m’est pas permis de dissimuler la science. »
Le mardi 29 du mois de Ramaḍân de l’an 719 H, les juges et les fuqahâʾ furent réunis auprès du vice-sultan à Dâr as-Saʿâda ; on leur lut une nouvelle missive du sultan contenant un passage visant le Shaykh pour ses avis dans cette affaire. Il fut convoqué, admonesté pour avoir persisté après l’interdiction et sommé une nouvelle fois de s’abstenir.
Quelque temps plus tard, le jeudi 22 de Rajab de l’an 720 H, un autre conseil se tint à Dâr as-Saʿâda en présence du vice-sultan, des juges et d’un groupe de muftis. Le Shaykh y assista, et ils revinrent à la charge au sujet de sa fatwâ sur le divorce,