Chapitre : La répudiation subordonnée à des conditions
1091 – À propos de la formule : « Tu es répudiée, certes je le ferai » :
Ibn Mufliḥ déclare : « L’énoncé est valide lorsque la condition est formulée en premier – « w » – tout comme l’affranchissement prononcé sous forme de vœu – « ʿ » –, ou même lorsqu’elle ne l’est pas (1). Il en va de même si la condition vient ensuite. D’après une autre version, la répudiation prend effet immédiatement ; cette opinion a été rapportée par Ibn Hāniʾ au sujet de l’affranchissement. Notre Shaykh précise que, si le serment est différé – comme dans : “Tu es répudiée, certes je le ferai” –, cela tient lieu de condition et, à plus forte raison, n’entraîne pas l’effet immédiat. » ⦗al-Furūʿ 5/424 (9/98)⦘.
1092 – Le serment assorti du divorce :
Ibn ʿAbd al-Hādī rapporte : « Parmi ses avis célèbres – avis qui, lorsqu’on les invoqua dans les fatwā, suscitèrent épreuves et troubles – figurent ceux-ci : l’obligation d’une kaffāra (expiation) pour le serment prononcé avec le divorce ; le fait que le triple divorce ne compte que pour une seule répudiation ; et que le divorce illicite ne produit aucun effet.
À ce sujet, il a rédigé de nombreux traités, parmi lesquels :
– une vaste qāʿida intitulée Taḥqīq al-Furqān bayna al-Taṭlīq wa-l-Aymān (Examen de la distinction entre répudiation et serments), d’environ quarante cahiers ;
– une qāʿida intitulée al-Farq al-Mubīn bayna al-Ṭalāq wa-l-Yamīn (Distinction manifeste entre divorce et serment), d’environ la moitié du précédent ;
– une qāʿida intitulée Anna Jamīʿ Aymān al-Muslimīn Mukaffara (Principe selon lequel tous les serments des musulmans nécessitent expiation), petit volume ;
– une qāʿida intitulée Taqrīr anna al-Ḥalfa bi-ṭ-Ṭalāq mina al-Aymān Ḥaqīqa (Principe établissant que le serment par le divorce appartient réellement aux serments) ;
– une qāʿida intitulée at-Tafsīl bayna at-Takfīr wa-t-Taḥlīl (La distinction détaillée entre expiation et dissolution) ;
– et une qāʿida intitulée al-Lamʿa.
À cela s’ajoutent quantité d’autres principes et réponses sur la question, innombrables et impossibles à circonscrire. Il composa également une réplique à une objection venue d’Égypte, réplique de grande longueur,