Chapitre : L’exception (istithnâ’) dans le divorce
1088 – Question :
Ibn Mufliḥ déclare : « Si l’époux dit : “trois [répudiations] moins un quart de répudiation”, ou : “moins trois moins une”, ou : “moins deux moins une”, ou : “moins une moins une”, ou : “tu es répudiée, répudiée, répudiée, sauf une répudiation”, ou : “sauf répudiée”, ou : “deux et deux, sauf deux”, ou : “sauf une”, ou : “deux et une, sauf une”, ou : “deux et demie, sauf une répudiation”, certains ont jugé que trois répudiations prennent effet, comme lorsqu’il coordonne les termes sans la conjonction wa pour marquer la succession ; c’est ce qu’ont rapporté le Shaykh et d’autres, et notre Shaykh a assimilé ces cas. » [al-Furūʿ 5/408 (9/73-74)] (1).
1089 – L’exception après l’achèvement de la formule à laquelle elle se rattache :
Ibn Mufliḥ dit : « Pour qu’une exception et ce qui lui est semblable (2) soit valable, il faut une continuité habituelle, ainsi l’a affirmé (3) le Qâḍî et d’autres. Il l’a tranché ainsi dans al-Muḥarrar et c’est l’avis retenu dans al-Targhīb. Son intention doit précéder l’achèvement de la formule à laquelle l’exception se rapporte ; d’autres ont soutenu qu’elle peut intervenir après, position adoptée dans al-Mabhaj, al-Mustawʿab et al-Mughnî, et qui, selon al-Targhīb, paraît être l’opinion de nos condisciples. C’est l’avis préféré par notre Shaykh, qui affirme que les propos d’Ahmad l’indiquent et que les anciens de ses élèves l’ont suivi ; un court intervalle n’est donc pas préjudiciable tant que subsistent l’intention et l’exception. Il appuie cela sur les récits relatifs aux serments.
Il ajouta : dans le Coran, certaines phrases voient leurs parties séparées par d’autres paroles, comme dans la Parole du Très-Haut : »
(1) Voir : al-Fatawa, vol. 31, p. 151.
(2) Dans l’édition 1 : « wa nahw (et semblable) », lecture également confirmée dans l’édition 2 et dans le manuscrit (p. 296).
(3) Dans l’édition 1 et le manuscrit (p. 296) : « qal (il a dit) », attesté aussi dans l’édition 2.
باب الاستثناء في الطلاق
١٠٨٨ - مسألة:
- قال ابن مفلح: (وإن قال: ثلاثا إلا ربعَ طلقة، أو: إلا ثلاثا إلا واحدة، أو: إلا ثنتين إلا واحدة، أو: إلا واحدة إلا واحدة، أو: أنت طالقٌ وطالقٌ وطالقٌ إلا طلقةً، أو: إلا طالقا، أو: ثنتين وثنتين إلا ثنتين، أو: إلا واحدة، أو: ثنتين وواحدة إلا واحدة، أو: ثنتين ونصفا إلا طلقة، فقيل: يقع ثلاث، كعطفه بغير واو للترتيب، ذكره الشيخ وغيره، وسوَّى شيخنا) [الفروع ٥/ ٤٠٨ (٩/ ٧٣ - ٧٤)] (١).
١٠٨٩ - الاستثناء بعد تكميل ما ألحقه به:
- قال ابن مفلح: (ويعتبر للاستثناء ونحوه (٢): اتصالٌ معتاد، قاله (٣) القاضي وغيره، وقطع به في «المحرر»، واختاره في «الترغيب»، ونيتُه قبل تكميل ما ألحقه به، وقيل: وبعده، قطع به في «المبهج» و «المستوعب» و «المغني»، وفي «الترغيب» أنه ظاهر كلام أصحابنا، واختاره شيخنا، وقال: دل عليه كلام أحمد، وعليه متقدمو أصحابه، وأنه لا يضر فصل يسير بالنية وبالاستثناء، واحتج بالأخبار الواردة في الأيمان.
وقال: في القرآن جمل قد فصل بين أبعاضها بكلام آخر، كقوله تعالى:
(١) انظر: «الفتاوى» (٣١/ ١٥١).
(٢) في ط ١: (ونحو) والمثبت من ط ٢ والمخطوط (ص: ٢٩٦).
(٣) في ط ١ والمخطوط (ص: ٢٩٦): (قال)، والمثبت من ط ٢.