et, selon une autre version rapportée de lui, tout contact – sans aucune restriction – invalide l’ablution (و: ش) ; selon une autre transmission, c’est exactement l’inverse, opinion adoptée par al-Âjurî et par notre Shaykh. Il en va de même lorsqu’il se livre à un attouchement indécent (هـ). On a également dit : si le membre se dresse, l’ablution est rompue. Dans le cas contraire, le simple fait de toucher le sexe ou une femme n’annule pas l’ablution mais rend seulement recommandé de la renouveler – telle est la formulation explicite d’Aḥmad – et, d’après notre Shaykh, cela vaut lorsqu’il y a désir. [al-Furūʿ 1/181 (1/230)].
Ibn Mufliḥ rapporte encore : « Shaykh Taqî al-Dîn a dit, dans son Commentaire de l’ʿUmda : “Si l’on opte pour l’avis selon lequel l’ablution est annulée, on tient compte du désir – ainsi qu’il est d’usage pour celui qui touche – de sorte que l’ablution de la personne touchée est rompue lorsqu’elle éprouve du désir alors même que le toucheur n’en éprouve pas ; et elle ne l’est pas lorsqu’elle n’éprouve aucun désir, même si le toucheur en éprouve.” Fin de citation. » [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 1/14].
Voir également ce qui sera exposé dans la question suivante (p. 84).