du madhhab, et il est impensable que l’avis retenu par Ibn ʿAqîl, Abû al-Khaṭṭâb et le shaykh Abû Muḥammad ne soit pas compté comme un wajh apte à fonder une fatwā, alors que les préférences de Shaykh al-Islâm n’atteindraient pas ce rang.) ⦗as-Sawâʿiq al-mursala 2/624⦘.
– Il a encore écrit : « Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : “Parmi les exemples de cette nature figure la décision de ʿUmar d’obliger celui qui prononce le triple divorce en une seule formule à en subir la pleine conséquence, alors qu’il savait pertinemment qu’en réalité il ne s’agit que d’une répudiation unique. Mais, lorsque les gens y eurent trop recours, il jugea bon de les sanctionner en les y contraignant, et les Compagnons qui étaient ses sujets souscrivirent à son jugement. Il y fit lui-même allusion en déclarant : ‘Les gens se sont empressés dans une affaire où ils avaient pourtant latitude ; si nous la rendions exécutoire pour eux…’ Il la rendit donc exécutoire afin qu’ils cessent d’en abuser ; car, lorsqu’ils sauraient que quiconque regroupe les trois répudiations en un seul énoncé les voit toutes s’appliquer d’emblée et qu’il n’a plus aucun moyen de retourner vers son épouse, ils s’en abstiendraient. L’obligation qu’il institua fut ainsi une sanction qu’il infligea pour un intérêt qu’il avait perçu. Il ne lui échappait nullement que, du vivant du Prophète ﷺ et sous le califat d’Abû Bakr, le triple divorce émis d’un seul trait n’était compté que pour une seule répudiation, et que cette règle demeura en vigueur durant le début même de son propre califat, jusqu’à ce que les gens y recourent massivement, tournant en dérision les versets d’Allah.”
Il en est ainsi rapporté dans le Musnad et les Sunan d’an-Nasâʾî, d’après le hadith de Maḥmûd ibn Labîd : un homme avait divorcé trois fois de son épouse du temps du Messager d’Allah ﷺ ; la nouvelle parvint au Prophète ﷺ, qui s’exclama : « Va-t-on donc se jouer du Livre d’Allah alors que je suis encore parmi vous ? » Un compagnon s’écria : « Ne devrais-je pas lui trancher la tête, ô Messager d’Allah ? » Lorsque les gens persistèrent dans cette pratique, ʿUmar les en punit.
Par la suite, il regretta cette décision avant de mourir, comme l’a rapporté al-Ismâʿîlî dans le Musnad de ʿUmar.
Je dis alors à notre Shaykh : « Pourquoi n’as-tu pas suivi ʿUmar en les y obligeant à titre de châtiment, alors que, pour toi, le fait de combiner les trois répudiations est illicite ? »
المذهب، ومن الممتنع أن يكون اختيار ابن عقيل وأبي الخطاب والشيخ أبي محمد وجهًا يفتى بها، واختيارات شيخ الإسلام لا تصل إلى هذه المرتبة) [الصواعق المرسلة ٢/ ٦٢٤].
- وقال أيضا: (قال شيخ الإسلام ابن تيمية (رحمه الله): ومن ذلك إلزامه للمطلق ثلاثًا بكلمة واحدة بالطلاق، وهو يعلم أنها واحدة، ولكن لما أكثر الناس منه رأى عقوبتهم بإلزامهم به، ووافقه على ذلك رعيته من الصحابة، وقد أشار هو إلى ذلك، فقال: إن الناس قد استعجلوا في شيء كانت لهم فيه أناة، فلو أنا أمضيناه عليهم، فأمضاه عليهم، ليقلوا منه، فإنهم إذا علموا أن أحدهم إذا أوقع الثلاث جملة واحدة وقعت، وأنه لا سبيل له إلى المرأة أمسك عن ذلك، فكان الإلزام به عقوبة منه، لمصلحة رآها، ولم يكن يخفى عليه أن الثلاث كانت في زمن النبي ﷺ وعهد أبي بكر كانت تجعل واحدة، بل مضى على ذلك صدر من خلافته، حتى أكثر الناس من ذلك، وهو اتخاذ لآيات الله هزوا.
كما في «المسند» و «سنن النسائي» وغيرهما من حديث محمود بن لبيد: أن رجلا طلق امرأته ثلاثا على عهد رسول الله ﷺ ، فبلغ ذلك رسول الله ﷺ ، فقال: «أيلعب بكتاب الله وأنا بين أظهركم؟ » فقال رجل: ألا أضرب عنقه يا رسول الله؟ فلما أكثر الناس من ذلك عاقبهم به.
ثم إنه ندم على ذلك قبل موته، كما ذكره الإسماعيلي في «مسند عمر».
فقلت لشيخنا: فهلا تبعت عمر في إلزامهم به عقوبة، فإن جمع الثلاث يحرم عندك؟