Shaykh al-Islâm a dit : « Leur argumentation est, d’après la preuve, plus solide que celle de ceux qui font entrer en vigueur un divorce qu’Allah et Son Messager n’ont pas autorisé, le considérant malgré tout valide et contraignant. » ⦗Ighâthat al-lahfân fî ḥukm ṭalâq al-ghaḍbân 59-60⦘.
– Il a également déclaré : « En vérité, la question (1) relève des sujets disputés, non de ceux faisant l’objet d’un consensus. L’une des deux opinions rapportées de l’imâm Aḥmad veut que le divorce prononcé durant les menstrues ne prenne pas effet ; tel est l’avis adopté par Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya. Qu’Allah accorde la réussite. » ⦗aṣ-Ṣawâʿiq al-mursala 2/631⦘.
– Il a encore dit : « Certains compagnons d’Aḥmad ont émis cette fatwā ; Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya la relate de leur part et précise : “Mon grand-père y avait parfois recours.” » ⦗Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 3/35⦘.
– Enfin, il a précisé : « … Quant à la première question, à savoir le cas où l’homme répudie son épouse trois fois d’un seul tenant, il s’agit d’un point pour lequel on peut plaider mais dont on ne saurait tirer argument. Sur ce sujet, les opinions se répartissent en quatre positions :
- La rendre pleinement effective (le triple divorce compte pour trois).
- L’annuler intégralement, opinion connue uniquement chez les juristes chiites.
- La considérer comme une seule répudiation ; telle est la position d’Abou Bakr as-Ṣiddîq et de l’ensemble des Compagnons à son époque, l’une des deux versions attribuées à Ibn ʿAbbâs, ainsi que le choix de ceux qui connaissent le mieux la sîra du Prophète, tels Muḥammad ibn Isḥâq, al-Ḥârith al-ʿUklî et d’autres. C’est aussi l’une des deux opinions rapportées de Mâlik – comme le mentionne at-Tilimsânî dans son Commentaire du Tafrîʿ d’Ibn al-Jallâb – et l’une des deux positions dans l’école ḥanbalite, privilégiée par Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya… » ⦗Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 3/275⦘.