1079 – S’il déclare : « Tu es répudiée à la fin de ta période de pureté », sans avoir eu de rapport durant celle-ci : – Ibn Mufliḥ a dit : « Si l’époux prononce la répudiation d’une femme déjà consommée alors qu’elle est en menstrues, ou pendant une période de pureté au cours de laquelle il a eu des rapports, c’est illicite mais valable ; tel est le texte explicite. Dans al-Muḥarrar on lit pareillement : “Tu es répudiée à la fin de ta période de pureté”, lorsqu’aucun rapport n’a eu lieu durant ce laps. L’ensemble de ces formulations – et tel est l’avis retenu par notre Shaykh – est permis, sauf d’après la version qui comprend le terme *qurūʾ* (périodes de pureté) (1). » [al-Furūʿ 5/370 (9/17-18)] (2). 1080 – Le divorce prononcé durant la période de pureté qui suit immédiatement une reprise (*rajʿa*) : – Ibn Mufliḥ a dit : « La répudiation durant l’intervalle de pureté qui succède à la reprise est une innovation (bidʿa) selon l’avis apparent de l’école ; c’est l’opinion privilégiée par la majorité et rapportée par notre Shaykh. » [al-Furūʿ 5/371 (9/18)]. 1081 – Le divorce d’une femme en état de menstrues ; 1082 – le divorce prononcé dans une période de pureté au cours de laquelle un rapport a eu lieu ; 1083 – le triple divorce, cumulé ou réparti, avant la reprise : – Ibn al-Qayyim – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « L’essentiel est que ces savants subordonnent l’efficacité du divorce à l’autorisation expresse du Législateur ; tout ce que le Législateur n’a pas autorisé est, à leurs yeux, nul et sans effet. »
(1) Dans al-Insaf, vol. 8, p. 449, al-Mardawi écrit : « Dans al-Muharrar, on lit : “Le même jugement vaut si l’époux la répudie à la fin de sa tahur (période de pureté) sans l’avoir consommée : ce divorce est une bid’a (innovation), haram (illicite), mais il est néanmoins effectif.” Son commentateur le confirme, tout comme l’auteur du Hawi al-Saghir, et, antérieurement, le qadi dans al-Mujarrad. La majorité des oulémas considèrent que ce divorce demeure licite dans ce cas, sauf selon la version qui réserve le terme al-quruu aux tahoorat (femmes en état de pureté). Cette position a également été retenue par l’imam Taqi al-Din (qu’Allah lui fasse miséricorde). » (2) al-Ikhtiyarat, p. 368.
١٠٧٩ - إذا قال: أنت طالق في آخر طهرك، ولم يطأ فيه: - قال ابن مفلح: (وإن طلق مدخولًا بها في حيض أو طهر وطئ فيه حرم ووقع، نص عليه، وفي «المحرر»: وكذا أنت طالق في آخر طهرك ولم يطأ فيه، وكلام الكل - واختاره شيخنا -: مباح إلا على رواية القروء: الأطهار (١)) [الفروع ٥/ ٣٧٠ (٩/ ١٧ - ١٨)] (٢). ١٠٨٠ - الطلاق في الطهر المتعقب للرجعة: - قال ابن مفلح: (وطلاقها في الطهر المتعقِّب للرجعة بدعةٌ في ظاهر المذهب، اختاره الأكثر، ذكره شيخنا) [الفروع ٥/ ٣٧١ (٩/ ١٨)]. ١٠٨١ - طلاق الحائض: ١٠٨٢ - والطلاق في طهر جامع فيه: ١٠٨٣ - وطلاق الثلاث مجموعة أو مفرقة قبل الرجعة: - قال ابن القيم -رحمه الله تعالى-: (والمقصود: أن هؤلاء يشترطون في وقوع الطلاق إذن الشارع فيه، وما لم يأذن فيه الشارع فهو عندهم لاغٍ غير منفذ.
(١) قال المرداوي في «الإنصاف» (٨/ ٤٤٩): (قال في «المحرر»: وكذا الحكم لو طلقها في آخر طهر لم يصبها فيه. يعني: أنه طلاق بدعة ومحرم ويقع، وتبعه شارحه على ذلك، وصاحب «الحاوي الصغير» وسبقهم إليه القاضي في «المجرد»، وجماهير الأصحاب على: أنه مباح والحالة هذه، إلا على رواية أن القروء: الأطهار، واختاره الشيخ تقي الدين (رحمه الله) أيضا) ا. هـ. (٢) «الاختيارات» (٣٦٨).