et le prive de toute réflexion, le faisant sortir de son état d’équilibre ; la question demeure donc matière à ijtihâd. [Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 4/50] (1). – Ibn Mufliḥ a dit : « La validité du divorce dépend de l’intention de prononcer le terme ṭalâq pour le sens qu’il porte ; ainsi, il n’y a pas divorce pour le juriste qui le répète en l’expliquant ou qui ne fait que se citer lui-même, contrairement à l’opinion de certains shâfiʿites, rapportée par Ibn ʿAqîl et d’autres. Il n’y a pas non plus divorce pour le dormeur ni pour celui dont l’intellect a disparu (2). S’il avait mentionné l’évanoui ou le fou, de sorte qu’une fois revenu à lui il découvre qu’il a divorcé, le divorce compterait – c’est la position explicite de l’imâm. Le Shaykh a commenté : “Cela concerne celui dont la folie entraîne la perte totale de toute connaissance ; en revanche, pour le *mubarsam* et pour celui atteint de *nishâf*, le divorce ne prend pas effet.” Dans al-Rawḍa, il est toutefois indiqué que, pour le *mubarsam* et l’obsessionnel (*waswas*), si l’intéressé comprend la notion de divorce, celui-ci devient effectif. Relèvent également de leurs propos l’homme que la colère pousse jusqu’à l’évanouissement ou la syncope (3). Notre Shaykh dit : “Sans aucun doute, qu’il se souvienne ou non d’avoir prononcé le divorce.” Selon l’apparence de leurs paroles, le divorce prononcé dans d’autres circonstances serait valable… Quant à notre Shaykh, il estime que, si une tierce personne le contraint à le prononcer alors que sa raison demeure intacte, le divorce ne s’établit pas, car on l’a forcé et poussé à l’énoncer ; il l’a donc fait malgré lui, pour se débarrasser de cette pression, sans qu’il subsiste chez lui une intention valable : il est assimilé à l’homme contraint (*mukrah*). C’est pourquoi l’invocation qu’il ferait contre lui-même ou contre ses biens n’est pas exaucée, et le vœu d’obéissance émis dans cet état ne lui est pas obligatoire. Il existe une divergence quant à la validité d’un jugement qu’il rendrait alors. En revanche, son serment est considéré comme conclu uniquement parce que le tort qu’il cause peut être levé par l’expiation, tandis qu’ici (le divorce) il s’agirait d’une destruction irréversible. [al-Furūʿ 5/364-365 (9/9-10)] (4).
(1) Voir : «Zad al-Maad», t. 5, p. 215. (2) Ibn Qundus propose un commentaire à ce passage dans sa Hachiya «ala al-Furu‘». (3) C’est-à-dire que son divorce n’a pas lieu, comme on le comprend de «al-Insaf», t. 8, p. 432. (4) Voir : «al-Fatawa», t. 33, p. 109.
والتروي، ويخرجه عن حال اعتداله، فهذا محل اجتهاد) [إعلام الموقعين ٤/ ٥٠] (١). - وقال ابن مفلح: (وتعتبر إرادة لفظ الطلاق لمعناه، فلا طلاق لفقيه يكرره وحاك عن نفسه، خلافا لبعض الشافعية، حكاه ابن عقيل كغيره، ونائم وزائل العقل (٢)، ولو ذكر المغمى عليه أو المجنون لما أفاق أنه طلق وقع، نص عليه، قال الشيخ: هذا فيمن جنونه بذهاب معرفته بالكلية، فأما المُبَرْسَمُ ومن به نِشَافٌ فلا يقع، وفي «الروضة» أن المُبَرْسَمَ والموَسْوَسَ إن عقل الطلاق لزمه. ويدخل في كلامهم من غضب حتى أُغمي عليه أو غُشي عليه (٣)، قال شيخنا: بلا ريب، ذكر أنه طلق أم لا. ويقع من غيره في ظاهر كلامهم .... وعند شيخنا: إن غيره ولم يزل عقله لم يقع، لأنه ألجأه وحمله عليه فأوقعه وهو يكرهه ليستريح منه، فلم يبق له قصد صحيح، فهو كالمكره، ولهذا لا يجاب دعاؤه على نفسه وماله، ولا يلزمه نذر الطاعة فيه، وفي صحة حكمه الخلاف، وإنما انعقدت يمينه، لأن ضررها يزول بالكفارة، وهذا إتلاف) [الفروع ٥/ ٣٦٤ - ٣٦٥ (٩/ ٩ - ١٠)] (٤).
(١) انظر: «زاد المعاد» (٥/ ٢١٥). (٢) لابن قندس تعليق على هذا الموضع في «حاشيته على الفروع». (٣) أي: أن طلاقه لا يقع، كما يفهم من «الإنصاف» (٨/ ٤٣٢). (٤) انظر: «الفتاوى» (٣٣/ ١٠٩).