1072 – Le divorce en situation d’ighlâq (blocage) :
– Ibn ʿAbd al-Hādī déclare : « L’ighlâq a été expliqué comme la contrainte… et aussi comme la colère ; Abû Dâwûd a dit : “J’estime qu’il s’agit de la colère.” L’imâm Aḥmad a exprimé explicitement cette interprétation dans la version rapportée par Ḥanbal.
Notre shaykh ajoute : “L’avis correct est qu’il englobe à la fois la contrainte, la colère, la folie et tout état où la connaissance et l’intention de l’auteur se trouvent comme verrouillées, l’expression venant de : fermer une porte ; à l’inverse, celui qui sait ce qu’il prononce, le vise et le veut voit sa porte ouverte : rien n’est fermé pour lui. Allah est plus savant.” » ⦗Tanqīḥ at-taḥqīq 4/409⦘.
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Notre shaykh a dit : “L’ighlâq consiste en la fermeture de la porte de la connaissance et de l’intention ; y entrent donc le divorce prononcé par l’aliéné léger d’esprit, le fou, l’ivrogne, la personne contrainte et le coléreux qui ne réalise plus ce qu’il dit, car chez chacun d’eux la porte de la connaissance et de l’intention s’est fermée ; or le divorce n’est valable que s’il procède d’un auteur qui l’a voulu.” Allah est plus savant. » ⦗Tahdhīb as-sunan 6/187⦘.
– Et il dit encore : « S’agissant du divorce d’ighlâq, l’imâm Aḥmad, dans la version rapportée par Ḥanbal, a cité le hadith de ʿĀʾisha – qu’Allah l’agrée – : “J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : ‘Il n’y a ni divorce ni affranchissement sous ighlâq’”, c’est-à-dire sous l’effet de la colère. Tel est le texte d’Aḥmad, rapporté par al-Khallāl, Abû Bakr dans « Ach-Shâfî » et dans « Zâd al-musâfir » : c’est donc l’interprétation adoptée par Aḥmad.
Abû Dâwûd, dans ses Sunan, dit : “Je pense qu’il s’agit de la colère” et il a intitulé le chapitre : « Du divorce prononcé par erreur ». Abû ʿUbayd l’a compris comme la contrainte ; d’autres, comme la folie. Il a également été dit qu’il s’agit d’une interdiction de prononcer trois répudiations d’un seul coup, car le divorce se trouve alors verrouillé de sorte qu’il n’en reste plus rien, à l’image d’un gage que l’on ferme. C’est ce qu’a rapporté Abû ʿUbayd. »
١٠٧٢ - طلاق الإغلاق:
- قال ابن عبد الهادي: (وقد فُسِّر الإغلاق بـ: الإكراه ... وفُسِّر أيضا بـ: الغضب، قال أبو داود: أظنه الغضب. وقد نص الإمام أحمد على هذا التفسير في رواية حنبل.
قال شيخنا: والصواب أنَّه يعمُّ الإكراه والغضب والجنون، وكُلَّ أمر انغلق على صاحبه علمه وقصده، مأخوذٌ من: غلق الباب؛ بخلاف من علم ما يتكلَّم به وقصده وأراده، فإنَّه انفتح له بابه، ولم يغلق عليه، والله أعلم) [تنقيح التحقيق ٤/ ٤٠٩].
- وقال ابن القيم: (قال شيخنا: والإغلاق: انسداد باب العلم، والقصد عليه، يدخل فيه: طلاق المعتوه، والمجنون، والسكران، والمكره، والغضبان الذي لا يعقل ما يقول، لأن كلًا من هؤلاء قد أغلق عليه باب العلم والقصد، والطلاق إنما يقع من قاصد له، والله أعلم) [تهذيب السنن ٦/ ١٨٧].
- وقال أيضا: (وأما طلاق الإغلاق: فقد قال الإمام أحمد في رواية حنبل: وحديث عائشة (عليه السلام): سمعت النبي ﷺ يقول: «لا طلاق ولا عتاق في إغلاق» يعني: الغضب. هذا نص أحمد، حكاه عنه الخلال، وأبو بكر في «الشافي»، و «زاد المسافر»، فهذا تفسير أحمد.
وقال أبو داود في «سننه»: أظنه الغضب، وترجم عليه: باب الطلاق على غلط، وفسره أبو عبيد: بأنه الإكراه، وفسره غيرهما: بالجنون، وقيل: هو نهي عن إيقاع الطلقات الثلاث واحدة، فيغلق عليه الطلاق حتى لا يبقى منه شيء، كغلق الرهن. حكاه أبو عبيد.