Livre du divorce
1070 – Lorsque sa mère lui enjoint de divorcer :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Cette obligation (1) s’impose dans le cas du mûlî (le mari qui a juré de s’abstenir de toute relation) et dans celui des deux ḥakamayn (arbitres). D’après une autre version, elle ne s’impose pas ; selon une troisième, elle vaut aussi lorsque l’ordre provient du père ; selon une quatrième, lorsqu’il s’agit d’équité. Or, si sa mère le lui ordonne, l’imâm a dit expressément : “Je n’approuve pas qu’il divorce”, et notre shaykh le lui en a interdit. » ⦗Al-Farūʿ 5/363 (9/7)⦘.
– Il ajoute : « Le shaykh Taqî ad-Dîn a dit, au sujet de celui dont la mère lui commande de répudier son épouse : “Il ne lui est pas licite de la répudier ; il doit plutôt honorer sa mère, et divorcer de son épouse ne relève pas de la piété filiale.” » ⦗Al-Âdâb ash-sharʿiyya 1/475⦘ (2).
1071 – Divorce prononcé par le père au nom de son fils mineur ou aliéné :
– Ibn Mufliḥ affirme : « Le divorce est valide lorsqu’il est prononcé par un mari majeur et responsable, même s’il est kitâbî (non-musulman des Gens du Livre) ou safîh (prodigue), selon un texte explicite. Il l’est aussi lorsqu’il est prononcé par un mineur doué de discernement qui en saisit le sens ; cette opinion est rapportée et retenue par la majorité. Selon une autre version : à partir de dix ans ; selon une autre : douze ans ; selon une autre encore : il n’a alors aucun effet – avis retenu par Ibn Abî Mûsâ et d’autres, préféré dans le “Muḥarrar” et affirmé catégoriquement par al-Âdamî. D’après une autre version : seul le père peut, pour son fils mineur ou dément, prononcer le divorce ; cette position a été soutenue par le Qâḍî et ses disciples, qualifiée de plus répandue dans le “Targhîb”, et notre shaykh l’a mentionnée comme l’opinion apparente de l’école. » ⦗Al-Farūʿ 5/363 (9/8)⦘ (3).