Il n’y a, dans ces formulations, aucun élément conditionnel ; le divorce ne se transforme donc pas en séparation irrévocable du seul fait qu’elle verse la somme pendant la même séance. Selon une autre opinion, il en irait toutefois ainsi pour les deux premières formules. Notre shaykh fait remarquer que la préposition « ʿalā » est, d’un commun accord, employée pour introduire une condition. ⦗Al-Furūʿ 5/353-354 (8/436)⦘ (1).
1066 – S’il dit : « Quand tu me donneras mille, tu seras répudiée » :
– Ibn Mufliḥ note : « Que l’époux dise : “quand” (*matā*), “si” (*idhā*), “si tu me donnes”, ou “si tu me remets” mille, “tu es répudiée”, la formule l’engage irrévocablement, contrairement à l’avis de notre shaykh. » ⦗Al-Furūʿ 5/356 (8/439)⦘.
1067 – Celui qui fait serment de divorcer ou d’affranchir puis met fin au mariage ou vend l’esclave concerné :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Quiconque jure de divorcer ou d’affranchir à propos de quelque chose, puis dissout le mariage ou vend l’esclave, et qu’ensuite il revient à celui-ci, son serment demeure valable ; car son intention était de l’en empêcher tant qu’il en était propriétaire, comme s’il disait à une femme étrangère : » (2)
(1) Voir : al-Fatâwâ (t. 31, p. 103).
(2) Dans sa Hachiya sur al-Furuʾ, Ibn Qandîs explique que l’expression baʿa al-maḥlûf biʿtiqihi (« il a vendu celui qu’il avait juré d’affranchir ») signifie juridiquement qu’il s’agit d’une vente et non d’un affranchissement. Selon la version qu’il rapporte d’al-Faʾiq (chapitre de l’affranchissement), si le jurant sort de sa propriété puis y revient — avant ou après la survenance de la condition — la qualité libératoire ne se rétablit pas ; d’autres versions prévoient un rétablissement automatique, ou seulement si la disparition de l’affranchissement est constatée, cette dernière position étant la plus solide. Il précise enfin que l’écart entre l’avis « non » rapporté par son cheikh et celui affirmant que « l’affranchissement se dissout par l’acte du jurant » tient à ce que la seconde opinion limite la dissolution à l’acte même du jurant, alors que la première la considère comme automatique dès la sortie de la propriété, présence de l’objet du serment ou non.
عدمه فيهن، ولا ينقلب بائنًا ببذلها في المجلس، وقيل: بلى في الأولتين، قال شيخنا: مع أن «على» للشرط اتفاقًا) [الفروع ٥/ ٣٥٣ - ٣٥٤ (٨/ ٤٣٦)] (١).
١٠٦٦ - إذا قال: «متى أعطيتني ألفا فأنت طالق»:
- قال ابن مفلح: (وإذا قال: متى، أو: إذا، أو: إن أعطيتني، أو أقبضتني ألفًا، فأنت طالق، لزم من جهته، خلافًا لشيخنا) [الفروع ٥/ ٣٥٦ (٨/ ٤٣٩)].
١٠٦٧ - من حلف بطلاق أو عتق ثم أبان المرأة وباع المملوك:
- قال ابن مفلح: (ومن حلف بطلاق أو عتق على شيء ثم أبانها وباعه (٢) ثم عاد إليه= فيمينه باقية؛ لأن غرضه منعه في ملكه، كقوله لأجنبيّة:
(١) انظر: «الفتاوى» (٣١/ ١٠٣).
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: باع الذي حلَفَ بعتقِه، قال في «الفائق» في العتق: ولو خرج عن ملكه ثم عاد قبل وجود الصفة أو بعدها لم تَعُد الصفة في رواية حكاها شيخنا، وعنه: تعود مطلقا، وعنه: إن وجدت حالة زواله لم تعد، وهي أرجح.
والفرق بين الرواية التي ذكرها المصنف بقوله: «وعنه: لا، ذكره شيخنا»، وبين الرواية المذكورة بقوله: «وعنه: تنحلُّ في العتق بفعل المحلوف= أن هذه الرواية مقيَّدةٌ بفعل المحلوف عليه، والتي ذكرها الشيخ لم تقيَّد بذلك، بل تنحلُّ اليمين بمجرَّد الخروج عن الملك، وجد المحلوف عليه أو لا).