il leur serait loisible de s’entendre pour procéder à une séparation répétée, sans que le nombre des *ṭalāq* en soit diminué ; l’affaire resterait alors entre leurs mains : s’ils voulaient compter cette rupture parmi les trois répudiations légales, ils le pourraient, et s’ils préféraient ne pas l’y faire entrer, ils ne l’y feraient pas. ⦗Zād al-Maʿâd 5/675-676⦘ – Ibn Mufliḥ ajoute : « Si le *khulʿ* est conclu sans contrepartie (1) ou au moyen d’un bien illicite connu de l’un et de l’autre, il n’est pas valide ; la prononciation compte alors comme un divorce révocable si l’intention était celle du *ṭalāq*. D’après une autre transmission, l’acte est valide mais aucune compensation n’est due. Notre Maître l’a assimilé à un contrat de vente (2), y compris pour sa résiliation (*iqāla*), et a jugé qu’il n’est pas permis lorsqu’il s’agit d’une dissolution (*fasḫ*) sans contrepartie ⦘ ⦗Al-Furūʿ 5/346 (8/422-424)⦘ (3). Voir également le n° 1015. 1063 – Si l’épouse déclare : « Si tu me divorces, tu recevras telle chose », ou : « Tu es libéré de telle dette ». 1064 – Et lorsqu’une dette est contractée, non à titre de compensation : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Maître a dit : La parole de la femme : “Si tu me divorces, tu recevras telle somme”, ou : “Tu es quitte de celle-ci”, équivaut à : “Si tu me divorces, je te dois mille”, voire à plus forte raison. Il n’existe aucune divergence sur la validité de suspendre la décharge à une condition. En revanche, si quelqu’un s’engage dans une dette qui ne relève pas d’un échange, comme lorsqu’il dit : “Si je me marie, alors il te sera dû…"
(1) Dans sa Ḥāshiyatuhu ‘alā al-Furū‘ (Commentaire sur al-Furū‘), Ibn Qundus consacre une longue discussion à cette question. (2) Ibn Qundus écrit dans sa Ḥāshiyatuhu ‘alā al-Furū‘ qu’une opération est valable sans mention de contrepartie, celle-ci étant réputée être le mahr (dot), comme une vente est valide sans mention du prix et renvoie à l’option choisie, ou comme un mariage est valide sans mention du mahr et se réfère alors au mahr de même valeur. Dans al-Ikhtiyārāt, d’après Abū al-‘Abbās, on trouve un avis conforme. Par ailleurs, Abū al-‘Abbās s’interroge ailleurs : « Le mari peut-il reprendre relations avec son épouse sans aucune contrepartie ? » et développe un argumentaire partiellement contraire à celui du muṣannif ; voir al-Ikhtiyārāt. (3) Voir : al-Fatāwā (t. 32, p. 302-303) ; al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (p. 361-362).
لجاز أن يتفقا، على أن يبينها مرة بعد مرة، من غير أن ينقص عدد الطلاق، ويكون الأمر إليهما، إذا أرادا أن يجعلا الفرقة بين الثلاث جعلاها، وإن أرادا لم يجعلاها من الثلاث) [زاد المعاد ٥/ ٦٧٥ - ٦٧٦]. - وقال ابن مفلح: (وإن خالع بلا عوض (١) أو بمحرم يعلمانه لم يصح، فيقع رجعيا بنية طلاق، وعنه: يصح ولا يلزمه شيء، وجعله شيخنا كعقد البيع (٢) حتى في الإقالة، وأنه لا يجوز إذا كان فسخا بلا عوض «ع») [لفروع ٥/ ٣٤٦ (٨/ ٤٢٢ - ٤٢٤)] (٣). وانظر: ما تقدم برقم (١٠١٥). ١٠٦٣ - إذا قالت المرأة: إن طلقتني فلك كذا أو أنت بريء منه: ١٠٦٤ - وإذا التزم دينا لا على وجه المعاوضة: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: وقولها: إن طلقتني فلك كذا، أو أنت بريء منه، كـ: إن طلقتني فلك علي ألف، وأولى، وليس فيه النزاع في تعليق البراءة بشرط، أما لو التزم دينا لا على وجه المعاوضة، كـ: إن تزوجت فلك
(١) لابن قندس في «حاشيته على الفروع» كلام طويل حول هذه المسألة. (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: يصح من غير ذكر العوض، ولكن يجعل عوضه الصداق، كما يصح البيع من غير ذكر الثمن ويرجع على ما اختاره، كما يصح النكاح من غير ذكر الصداق، وينصرف إلى صداق المثل، نقل في «الاختيارات» عن أبي العباس ما يوافق هذا، ثم قال: وقال أبو العباس في موضع آخر: هل للزوج إبانة امرأته بلا عوض؟ وذكر كلاما طويلا فيه بعض مخالفة لما ذكر المصنف، فينظر في «الاختيارات»). (٣) انظر: «الفتاوى» (٣٢/ ٣٠٢ - ٣٠٣)، «الاختيارات» للبعلي (٣٦١ - ٣٦٢).