Chapitre : La vie conjugale
1053 – Il incombe au mari d’avoir des rapports intimes avec son épouse selon la bienséance :
– Ibn al-Qayyim déclare : « … D’autres savants estiment, pour leur part, qu’il est bel et bien tenu d’avoir des rapports convenables avec elle, tout comme il doit pourvoir à sa subsistance, l’habiller et la côtoyer de manière appropriée ; il s’agit même là de l’essence et du but de la cohabitation. Or Allah – glorifié soit-Il – a ordonné de vivre avec elles selon ce qui est convenable ; le rapport intime en fait donc nécessairement partie.
Ils affirment encore qu’il lui incombe de la satisfaire sexuellement s’il en a la capacité, tout comme il doit la rassasier de nourriture.
Notre maître (qu’Allah lui fasse miséricorde) considérait cette opinion comme la plus juste et la retenait. » ⦗Rawdat al-muḥibbîn, 227⦘ (1).
1054 – Droit de résiliation pour l’épouse dont on connaît la situation, tel un captif ou un détenu :
– Ibn Mufliḥ dit : « Si l’on exige l’intention de nuire(2), l’ilâʾ (serment d’abstinence sexuelle) suffit à prouver cette intention, même si elle ne se manifeste pas explicitement. Notre maître rapporte qu’Ibn ʿAqîl a émis l’avis suivant : elle dispose du droit de rompre le mariage en raison d’une absence qui lui porte préjudice, même si l’époux n’est pas compté parmi les disparus, par exemple lorsqu’il est sollicité par écrit et n’accourt pas sans excuse(3).
Et dans Al-Mughnî, à propos de la femme dont on connaît la situation, comme un prisonnier ou un captif :… »