il n’y a donc pas lieu de l’en empêcher dès lors qu’on ne l’oblige ni à commettre un interdit ni à délaisser un devoir, et il condamnera, à la mesure de ses moyens, tout ce qu’il voit comme acte blâmable. Il ajouta : « Il est illicite de vendre ce qui sert à bâtir une église, à fabriquer une statue ou assimilé. Tout ce qui confère une spécificité à leur fête et la distingue constitue, sans aucun désaccord que je connaisse, une imitation (*tashabbuh*), et l’imitation des mécréants est proscrite.ʿ Il dit encore : Il ne convient pas d’accepter cette invitation. Et lorsque le turban jaune ou bleu devint leur signe distinctif, il ne fut plus permis de le porter (1) ; que dire alors de celui qui participe à leurs cultes et à leurs prescriptions religieuses ! Aucun musulman n’est autorisé à assister à leurs saisons sacrées en adoptant quoi que ce soit qui leur est propre, nul n’est tenu de répondre à l’invitation d’un musulman organisée à cette occasion, et il est interdit d’y manger ou d’y pratiquer l’abattage rituel, même si l’on s’y livre par habitude ou pour réjouir sa famille ; quiconque y retourne après avoir été averti encourt une peine disciplinaire. [Al-Furūʿ 5/307-308 (8/373-374)] (2). 1051 – Ar-Raghāʾib et la nuit du milieu de Shaʿbān : 1052 – Consacrer un jour à un repas ou assimilé en conformité avec les mécréants : Ibn Mufliḥ déclare : « S’agissant d’une saison particulière, telle que la prière d’ar-Raghāʾib ou la nuit du milieu de Shaʿbān, l’apparence de leurs propos est qu’il n’y a pas de réprobation ; notre shaykh, lui, l’a jugée blâmable et a affirmé qu’il s’agit d’une innovation, ce qui semble aller dans le sens de l’argument d’Aḥmad concernant l’habit des étrangers. Plusieurs imams et savants des premières générations, tels qu’Anas, al-Ḥasan et Aḥmad, ont réprouvé le jeûne de leurs fêtes, parce qu’il renferme une forme de vénération pour celles-ci ; que dire, dès lors, du fait de leur consacrer une pratique analogue à ce qu’ils accomplissent eux-mêmes ?! »
(1) Voir : Minhaj as-Sunna an-Nabawiyya, vol. 4, p. 155. (2) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 349.
وقال شيخنا أيضًا: لا يمنع منه إذا لم يلزموه بفعل محرم أو ترك واجب، وينكر ما يشاهده من المنكر بحسبه. قال: ويحرم بيع ما يعملون به كنيسة أو تمثالًا ونحوه. قال: وكل ما فيه تخصيص لعيدهم وتمييز له، فلا أعلم خلافًا أنه من التشبه، والتشبه بالكفار منهي عنه «ع». قال: ولا ينبغي إجابة هذه الوليمة. قال: ولما صارت العمامة الصفراء والزرقاء من شعارهم لم يجز لبسها (١)، فكيف بمن يشاركهم في عباداتهم وشرائع دينهم، بل ليس لمسلم أن يحضر مواسمهم بشيء مما يخصونها به، وليس لأحد أن يجيب دعوة مسلم في ذلك ويحرم الأكل والذبح، ولو أنه فعله لأنه اعتاده وليفرح أهله، ويعزر إن عاد) [الفروع ٥/ ٣٠٧ - ٣٠٨ (٨/ ٣٧٣ - ٣٧٤)] (٢). ١٠٥١ - الرغائب وليلة النصف: ١٠٥٢ - تخصيص يوم من الأيام بطعام أو نحوه موافقة للكفار: - قال ابن مفلح: (وأما موسم خاص، كالرغائب وليلة النصف، فلعل ظاهر كلامهم: لا يكره، وكرهه شيخنا، وأنه بدعة، ولعله ظاهر تعليل أحمد بزي الأعاجم. قال: وقد كره طوائف من الأئمة والسلف كأنس والحسن وأحمد صوم أعيادهم لأن فيه نوع تعظيم لها، فكيف بتخصيصها بنظير ما يفعلونه؟!
(١) انظر: «منهاج السنة النبوية» (٤/ ١٥٥). (٢) «الاختيارات» للبعلي (٣٤٩).