1045 – Entrer dans une synagogue ou une église lorsqu’il s’y trouve des images : 1046 – Le fait que les bénéficiaires du statut de dhimma n’ont pas le droit d’empêcher quiconque veut y adorer Allah : 1047 – Voyager en terre d’infidélité pour y exercer le commerce : 1048 – Leur vendre ce qui sert à bâtir une église ou à fabriquer une statue : 1049 – Accomplir un acte qui confère une spécificité à la fête des mécréants et la met en évidence : 1050 – Et lorsqu’ils l’invitent à un banquet organisé pour leur fête : Ibn Mufliḥ déclare : « Il est permis d’entrer dans une synagogue (*bayʿa*) ou une église et d’y prier. D’après une autre version, c’est déconseillé ; selon une autre encore, c’est seulement réprouvé lorsqu’il s’y trouve des images (1). Les propos apparents d’un certain nombre d’auteurs indiquent qu’il est interdit d’y pénétrer en présence d’images ; c’est également l’avis de notre shaykh, qui les assimile à une mosquée bâtie sur une tombe. Il a ajouté : Ces lieux n’appartiennent à personne en propre, et les dhimmis n’ont pas à empêcher celui qui veut adorer Allah, car nous avons conclu avec eux un pacte en ce sens ; quant au fidèle qui y adore Allah au milieu des insouciants, sa récompense est plus grande. Assister à une fête juive ou chrétienne est interdit, conformément à la parole du Très-Haut : « …et ceux qui ne témoignent pas de la fausseté » (sourate al-Furqân, verset 72). Ce jugement est rapporté par Muhannâ, affirmé par al-Āmidî, et classé au rang de réprobation par al-Khallâl. Il constitue en outre un avertissement interdisant d’imiter leurs pratiques festives, comme l’a précisé notre shaykh. Il n’est pas permis de leur vendre dans ces circonstances, selon le rapport de Muhannâ ; notre shaykh le déclare même illicite et rattache cette interdiction aux deux versions explicites relatives au transport de marchandises vers le *dâr al-ḥarb* (territoire ennemi). Offrir des cadeaux pour leur fête est du même ordre. D’autres ont statué que commercer avec eux ou voyager vers leurs terres est simplement déconseillé. (1) C’est-à-dire lorsqu’il y a des représentations figurées dans l’édifice.
(1) Dans l’édition 1 : (avec illustration), confirmé dans l’édition 2.
١٠٤٥ - دخول الكنيسة والبيعة مع وجود الصور: ١٠٤٦ - وليس لأهل الذمة منع من أراد أن يعبد الله في البيعة أو الكنيسة: ١٠٤٧ - والسفر إلى أرض الكفار للتجارة: ١٠٤٨ - وبيعه لهم ما يعملون به كنيسة أو تمثالا: ١٠٤٩ - وفعل ما فيه تخصيص لعيد الكفار وتمييز له: ١٠٥٠ - وإذا دعاه الكفار لوليمة عيدهم: - قال ابن مفلح: (وله دخول بيعة وكنيسة والصلاة فيهما، وعنه: يكره، وعنه: مع صور (١)، وظاهر كلام جماعة تحريم دخوله معهما، وقاله شيخنا، وأنها كالمسجد على القبر. وقال: وليست ملكًا لأحد، وليس لهم منع من يعبد الله، لأنا صالحناهم عليه، والعابد بينهم وبين الغافلين أعظم أجرًا. ويحرم شهود عيد ليهود أو نصارى، لقوله تعالى: ﴿وَالَّذِينَ لَا يَشْهَدُونَ الزُّورَ﴾ [الفرقان: ٧٢] نقله مهنا، وقاله الآمدي، وترجمه الخلال بالكراهة، وفيه تنبيه على المنع أن يفعل كفعلهم، قاله شيخنا. لا البيع لهم فيها، نقله مهنا، وحرَّمه شيخنا، وخرَّجه على ما ذكره من روايتين منصوصتين في حمل التجارة إلى دار حرب، وأن مثله مهاداتهم لعيدهم، وجزم غيره بكراهة التجارة والسفر إلى أرض كفر ونحوه.
(١) في ط ١: (مع صورة)، والمثبت من ط ٢.