par exemple, celui qui offre de la viande et du pain à une personne afin qu’elle les accompagne de vin et s’en aide pour commettre des turpitudes.
Il ajoute : Quant à la parole du Très-Haut : « Puis, ce jour-là, vous serez interrogés, certes, au sujet des bienfaits » (sourate at-Takâthur, verset 8), elle signifie : au sujet de la gratitude qui incombe pour ces bienfaits. Le serviteur sera donc sommé de rendre grâce à Allah pour Ses faveurs, car Allah – exalté soit-Il – ne châtie pas pour ce qu’Il a rendu licite ; Il ne châtie que pour l’abandon d’un ordre ou l’accomplissement d’un interdit. Fin de la citation. [al-Âdâb ash-Sharʿiyya 3/187-188]. Voir aussi ce qui précède, numéros 146 et 147.
1043 – Boire et manger debout
Ibn Mufliḥ rapporte : « Il n’est pas réprouvé de boire debout ; tel est l’avis transmis par la majorité des rapporteurs. D’après une autre version issue de l’imâm Aḥmad, si, c’est réprouvé ; c’est d’ailleurs l’opinion arrêtée dans Al-Irshâd et retenue par notre shaykh. Ṣâliḥ l’interrogea sur le fait de boire debout d’un seul trait, ou en position allongée ; il répondit : “J’espère qu’il n’y a pas de mal.” Il est possible d’assimiler cette question à celle de l’alimentation. D’après le sens apparent de leurs propos, il n’est pas réprouvé de manger debout, mais il reste envisageable de l’assimiler au fait de boire, comme l’a indiqué notre shaykh. » [al-Furūʿ 5/302 (8/367)] (1).
1044 – Manger dans la maison d’un proche ou d’un ami sans autorisation
Ibn Mufliḥ déclare : « Il est illicite de consommer un aliment sans permission explicite ou indice équivalent, telle une invitation formelle ; c’est le texte même de l’imâm. Cela vaut même dans la demeure d’un parent ou d’un ami qui n’a pas mis la nourriture hors de votre portée. Cette opinion est rapportée par Ibn al-Qâsim et Ibn an-Naḍr et affirmée de façon catégorique dans Al-Jâmiʿ. Les propos d’Ibn al-Jawzî et d’autres laissent toutefois entendre que c’est permis, et c’est l’avis adopté par notre shaykh. » [al-Furūʿ 5/304 (8/368)] (2).
(1) Voir : « al-Fatawa », t. 32, p. 210-211 ; « al-Ikhtiyarat » d’al-Ba‘li, p. 351.
(2) « al-Ikhtiyarat », p. 351.
من يعطي اللحم والخبز لمن يشرب عليه الخمر، ويستعين به على الفواحش.
قال: وقوله تعالى: ﴿ثُمَّ لَتُسْأَلُنَّ يَوْمَئِذٍ عَنِ النَّعِيمِ﴾ [التكاثر: ٨] أي: عن الشكر على النعيم، فيطالب العبد بأداء شكر الله على النعيم، فإن الله تعالى لا يعاقب على ما أباح، وإنما يعاقب على ترك مأمور وفعل محذور. انتهى كلامه) [الآداب الشرعية ٣/ ١٨٧ - ١٨٨].
وانظر: ما تقدم برقم (١٤٦، ١٤٧).
١٠٤٣ - الشرب والأكل قائما:
- قال ابن مفلح: (ولا يكره شربه قائمًا، نقله الجماعة، وعنه: بلى، وجزم به في «الإرشاد»، واختاره شيخنا، وسأله صالح عن شربه قائمًا في نفس، ونائمًا، قال: أرجو، ويتوجه: كأكل، وظاهر كلامهم: لا يكره أكله قائمًا، ويتوجه: كشرب، قاله شيخنا) [الفروع ٥/ ٣٠٢ (٨/ ٣٦٧)] (١).
١٠٤٤ - الأكل من بيت القريب والصديق بلا إذن:
- قال ابن مفلح: (ويحرم أكله بلا إذن صريح أو قرينة، كدعائه إليه، نص عليه، ولو من بيت قريبه أو صديقه ولم يحرزه عنه، نقله ابن القاسم وابن النضر، وجزم به في «الجامع»، وظاهر كلام ابن الجوزي وغيره: يجوز، واختاره شيخنا) [الفروع ٥/ ٣٠٤ (٨/ ٣٦٨)] (٢).
(١) انظر: «الفتاوى» (٣٢/ ٢١٠ - ٢١١)، «الاختيارات» للبعلي (٣٥١).
(٢) «الاختيارات» (٣٥١).