48 – Condition que le couvre-chef soit porté en état de pureté pour pouvoir l’essuyer
Ibn Mufliḥ écrit : « Si l’on a mis le couvre-chef alors qu’on se trouvait en état d’impureté mineure, puis que l’on accomplit les ablutions, que l’on passe la main mouillée sur la tête et qu’ensuite on soulève ce couvre-chef d’une manière importante, le même jugement s’applique. Notre Maître précise que le cas est analogue à celui de la personne qui a chaussé des khuffs alors qu’elle n’était pas pure : si, en lavant son pied, elle sort le pied jusqu’au niveau du mollet avant de le réintroduire, le khuff reste valable pour l’essuyage. Si, au contraire, elle ne l’a pas retiré de façon excessive, on peut considérer la situation comme celle où le pied est lavé alors que le khuff reste en place, car un léger soulèvement ne retire pas au vêtement son statut de “porté” ; c’est pourquoi la pureté n’en est pas annulée. Il est toutefois possible de l’assimiler à un nouvel enfilage, la dispense, dans l’autre cas, n’ayant été accordée qu’en raison de la gêne.
Il ajoute : « On peut soutenir en outre que, pour le couvre-chef, il n’est pas exigé qu’il ait été mis dès l’origine en état de pureté ; il suffit que cette pureté perdure. En effet, l’usage veut que celui qui fait ses ablutions soulève son couvre-chef, essuie sa tête, puis le rabaisse aussitôt ; sa tête ne reste donc pas découverte jusqu’à la fin des ablutions, et il ne l’enlève pas non plus après les avoir terminées pour le remettre, à la différence du khuff. » [Al-Furūʿ, 1/165-166 (1/206-207)]
49 – Durée de l’essuyage en cas de nécessité
Ibn Mufliḥ écrit : « Le résident peut essuyer un jour et une nuit, et le voyageur accomplissant un trajet qui permet le raccourcissement des prières trois jours et leurs nuits, après quoi il retire le couvre-chef. [Selon une autre version : il n’y a pas de délai déterminé.] S’il craint d’être séparé de sa caravane ou de subir un dommage… »