Il dit par ailleurs : « Il est réprouvé de manger au point d’être ballonné », puis il rappela la parole déjà citée de Samura. [al-Âdâb ash-sharʿiyya 3/185-186] (1).
1042 – L’excès
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqiyy ad-Dîn déclare dans un autre passage : L’excès (isrâf) dans les choses permises consiste à franchir la limite ; c’est une forme d’agression interdite. Renoncer au superflu de ces mêmes choses relève d’une ascèse (zuhd) autorisée. Quant à l’abstention totale de ce qui est permis — tel celui qui refuse de manger de la viande, de manger du pain ou de boire de l’eau, ou encore celui qui rejette les habits de lin et de coton pour ne porter que de la laine, s’abstient d’épouser des femmes et s’imagine que tout cela correspond à une ascèse recommandée —, une telle personne est ignorante et égarée … »
Il poursuit : « Allah a ordonné de manger des nourritures licites et excellentes et de Le remercier. Est ‘excellent’ ce qui est utile à l’homme et l’aide à obéir ; Il a, en revanche, interdit ce qui est mauvais, c’est-à-dire ce qui nuit à sa religion. Or, remercier consiste à obéir : accomplir ce qu’Il a prescrit et délaisser ce qu’Il a proscrit.
Ainsi, celui qui se nourrit de bonnes choses sans remercier son Seigneur ni accomplir d’œuvres pieuses sera châtié pour avoir délaissé les obligations, et les bonnes choses ne lui seront pas licites (2). En vérité, Allah n’a rendu licites ces bienfaits qu’à celui qui s’en aide pour L’adorer ; Il ne les a pas permis à celui qui, par leur intermédiaire, cherche à Lui désobéir, comme le Très-Haut l’affirme : « Il n’y a pas de péché pour ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres dans ce qu’ils ont consommé… » (s. 5, v. 93).
C’est pourquoi il n’est pas permis de prêter assistance, fût-ce au moyen de choses licites, à quiconque veut commettre une désobéissance, par exemple