et ainsi de suite — dans ce cas, on doit l’autoriser, tout comme l’on a permis de tuer les vers à soie en les exposant au soleil par nécessité, car la sacralité d’une denrée alimentaire n’est pas supérieure à celle d’un être vivant.
Par ce raisonnement, on répond également au cas du sel : il n’a été utilisé qu’en raison du besoin. Dès lors, ce même principe juridique fonde l’interdiction de le déprécier en posant la sauce par-dessus, ainsi que l’a signalé le shaykh ʿAbd al-Qâdir.
Un autre argument : le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a ordonné de lécher les doigts et le plat, de ramasser la bouchée tombée et d’en retirer la souillure, afin qu’aucune parcelle de nourriture ne se perde. Se frictionner avec de la nourriture en est un gaspillage, puisqu’un autre produit peut remplir cette fonction ; cela relève de la prodigalité, laquelle est une œuvre de Satan.
On m’a interrogé sur une pratique analogue, à savoir se laver les mains avec du musc. J’ai répondu que c’est une forme d’excès, contrairement au fait d’essuyer du sang avec un chiffon parfumé : là, la quantité est minime et la nécessité réelle, tandis qu’ici la dépense est importante et sans besoin. Employer le parfum pour autre chose que se parfumer, sans nécessité, revient à employer une denrée pour autre chose que se nourrir, sans nécessité. Le ḥadith de la vache : « Nous n’avons pas été créées pour être montées » vient étayer ce propos.
On peut aussi se fonder sur le geste d’Aḥmad, qui essuyait sa main après chaque bouchée : en effet, plonger la main dans le plat y mêle des particules de salive, ce qui s’apparente à l’interdiction prophétique de souffler dans le récipient. Cependant, l’incommodité qu’il y aurait à s’essuyer après chaque bouchée rend la pratique licite ; celui qui s’en abstient agit louablement. Fin de sa parole.
À première vue, les propos des *aṣḥâb* (qu’Allah les agrée) indiquent qu’il n’est pas répréhensible de se laver la main avec du parfum, même abondamment et sans nécessité, tandis que l’interdiction de se laver le corps avec une denrée consommable reste envisageable, comme le laisse entendre l’argumentation de Shaykh Taqiyy ad-Dîn. [Al-Âdâb ash-sharʿiyya 3/201]
ذلك، فينبغي أن يرخص فيه كما رخص في قتل دود القز بالتشميس لأجل الحاجة، إذ لا تكون حرمة القوت أعظم من حرمة الحيوان.
وبهذا قد يجاب عن الملح أنها استعملت لأجل الحاجة، وعلى هذا فقد يستدل بهذا الأصل الشرعي على المنع من إهانتها بوضع الإدام فوقها كما ذكره الشيخ عبد القادر.
ودليل آخر وهو أن النبي ﷺ أمر بلعق الأصابع والصحفة، وأخذ اللقمة الساقطة، وإماطة الأذى عنها، كل ذلك كيلا يضيع شيء من القوت، والتدلك به إضاعة له لقيام غيره مقامه، وهو من أنواع التبذير الذي هو من فعل الشيطان.
وسُئلت عن مثل هذه، وهو غسل الأيدي بالمسك، فقلت: إنه إسراف، بخلاف تتبع الدم بالفرصة الممسكة فإنه يسير لحاجة، وهذا كثير لغير حاجة، فاستعمال الطيب في غير التطيب وغير حاجة كاستعمال القوت في غير التقوت وغير حاجة، وحديث البقرة: «إنا لم نخلق للركوب» يستأنس به في مثل هذا.
ويستدل على ما فعله أحمد من مسح اليد عند كل لقمة بأن وضع اليد في الطعام يخلط أجزاء من الريق في الطعام، فهو في معنى ما نهى عنه النبي ﷺ من التنفس في الإناء، لكن يسوغ فيه لمشقة المسح عند كل لقمة، فمن يحشم المسح، فذلك حسن منه، انتهى كلامه.
وظاهر كلام الأصحاب (رضي الله عنهم) أنه لا يكره غسل اليد بطيب ولو كثر لغير حاجة، ويتوجه تحريم الاغتسال بمطعوم كما هو ظاهر تعليل الشيخ تقي الدين) [الآداب الشرعية ٣/ ٢٠١].