1026 – Celui qui détient le nœud matrimonial
– Ibn al-Qayyim écrit : « L’expression “celui qui tient en main le nœud du mariage” désigne l’époux ; certains y voient pour leur part le tuteur. Ainsi, lorsque l’homme fait grâce, il verse à son épouse la dot dans son intégralité ; ou bien “qu’elles fassent grâce”, c’est-à-dire que la femme renonce à ce que le mari lui doit, et elle aura alors accordé la remise. J’ajoute qu’Aḥmad, dans une autre version, a déclaré qu’il s’agit du père ; c’est aussi l’avis de Mālik, et l’option retenue par Shaykh al-Islām Ibn Taymiyya. » ⦗Badāʾiʿ al-fawāʾid 3/102⦘.
– Ibn Mufliḥ déclare : « “Celui qui tient en main le nœud du mariage” est l’époux. S’il divorce avant la consommation, il est valable que chacun des deux renonce, par pure libéralité, à la part qui lui revient. Le père, en revanche, ne dispose d’aucun droit de remise, pas plus qu’il ne peut effacer la dot revenant à son fils, puisqu’il ne la lui a pas acquise. Selon une autre opinion, il s’agit du père ; Ibn Razīn l’a mise en avant et notre shaykh l’a choisie. Il a ajouté (1) : De même, le maître d’une esclave peut remettre la moitié de la dot due pour sa fille divorcée avant la consommation lorsqu’elle est démente ou mineure. » ⦗al-Furūʿ 5/285 (8/345)⦘ (2).
Voir la question n° 1017.
1027 – L’allocation de consolation pour la femme répudiée
– Ibn Mufliḥ dit : « Dès qu’une dot a été fixée, elle tient lieu de la somme convenue. Dans une autre narration, cette dot est annulée et l’allocation de consolation (*mutʿa*) devient obligatoire ; si la cohabitation a déjà eu lieu, il n’y a pas d’allocation. Ḥanbal rapporte qu’elle revient à toute femme répudiée (3), et notre shaykh a adopté cet avis en un passage, affirmant : “C’est ce qu’indique le sens apparent du Coran.” … Aḥmad, dans ce qu’il transmit depuis sa prison, a dit : “Ibn… »
(1) Dans l’édition 2, on lit « qîla », lecture également attestée dans l’édition 1 et le manuscrit. En marge de l’édition 1, il est indiqué : « dans un manuscrit de la Dar al-Kutub : waqâla (et il a dit) ».
(2) al-Ikhtiyârât, p. 342-343 ; voir aussi al-Fatâwâ, vol. 32, p. 26.
(3) Dans l’édition 2 figure un ajout : « c’est-à-dire : la mut’a est obligatoire », emprunté à une note marginale du manuscrit (p. 285). Il semble que le copiste ou l’imprimeur l’ait inséré dans le corps du texte.
١٠٢٦ - الذي بيده عقدة النكاح:
- قال ابن القيم: (الذي بيده عقدة النكاح: هو الزوج، وقد قال قوم: هو الولي، فإذا عفا الرجل: أعطاها المهر كاملًا، أو يعفون، قال: تكون المرأة تترك للزوج ما عليه، فتكون قد عفت.
قلت: ونص أحمد في رواية أخرى: أنه الأب، وهو مذهب مالك، واختاره شيخ الإسلام ابن تيمية) [بدائع الفوائد ٣/ ١٠٢].
- وقال ابن مفلح: (والذي بيده عقدة النكاح هو الزوج، فإذا طلق قبل الدخول صح عفو مالك التبرع منهما عن حقه، ولا عفو للأب، كعفوه عن مهر ابنه الراجع إليه، لأنه لم يكسبه إياه، وعنه: أنه الأب، قدمه ابن رزين، واختاره شيخنا، قال (١): ومثله سيد الأمة فيعفو عن نصف مهر ابنته المطلقة قبل الدخول المجنونة والصغيرة) [الفروع ٥/ ٢٨٥ (٨/ ٣٤٥)] (٢).
وانظر: ما تقدم في المسألة رقم (١٠١٧).
١٠٢٧ - المتعة للمطلقة:
- قال ابن مفلح: (ومتى فرض فكالمسمى، وعنه: يسقط وتجب المتعة، فإن دخل فلا متعة، ونقل حنبل: لكل مطلقة (٣)، واختاره شيخنا في موضع، وقال: كما دل عليه ظاهر القرآن ... وقال أحمد فيما خرجه في محبسه: قال ابن
(١) في ط ٢: (قيل)، والمثبت من ط ١ والمخطوط، وفي هامش ط ١: (في مخطوط الدار: وقال).
(٢) «الاختيارات» (٣٤٢ - ٣٤٣)، وانظر: «الفتاوى» (٣٢/ ٢٦).
(٣) وقع في ط ٢ زيادة: (أي: المتعة تجب)، وهي حاشية في المخطوط (ص: ٢٨٥) , فيبدو أن الناسخ أو الطابع أقحمها في الجوف.