et c’est fréquent dans leur langage.
Dans la version rapportée par Ṣāliḥ, au sujet d’un homme qui proclame une dot tout en en dissimulant une autre, l’imâm Aḥmad déclare : « Je retiens la dot annoncée, car c’est sur elle qu’il a fait témoigner contre lui-même ; mais il convient à ceux qui l’entourent de s’acquitter de ce qu’il avait tenu secret. »
Et dans la version d’Ibn Manṣūr : « Lorsqu’un homme épouse une femme en secret pour une dot et qu’on en publie une autre, il leur incombe de s’en acquitter, tandis que, pour lui, c’est la dot publique qui fait foi. »
Le qāḍī et d’autres précisent qu’Aḥmad statue ici, de façon absolue, en faveur de la dot publique ; la phrase : « il leur convient de s’acquitter de ce qu’ils ont caché » relève de la recommandation, afin qu’ils ne le trompent pas. Cette opinion est celle d’al-Shaʿbī, Abū Qilāba, Ibn Abī Laylā, Ibn Shubrama, al-Awzāʿī ainsi que l’avis le plus connu d’al-Shāfiʿī. Aḥmad, toutefois, a ailleurs explicitement retenu la dot secrète ; certains en ont donc conclu qu’il existe deux positions sur la question, d’autres que cette seconde prise de position ne vise que la situation suivante, comme on le verra.
Nombre d’érudits — voire la majorité — ont soutenu que, si les témoins savent que la dot proclamée n’est que recherche d’ostentation (*riyâʾ*) et que la dot réelle est tout autre, puis que le mariage est conclu en reprenant la dot affichée, la dot valable reste la secrète et l’ostentation est caduque. Tel est l’avis d’al-Zuhrī, al-Ḥakam b. ʿUtayba, Mālik, al-Thawrī, al-Layth, Abū Ḥanīfa et ses disciples, ainsi que d’Ishāq. De Shurayḥ et al-Ḥasan sont rapportés les deux avis. Le qāḍī rapporte encore, d’après Abū Ḥanīfa, que l’on invalide la dot et que la dot d’égale condition (*mahr al-mithl*) devient due, ce qui contredit pourtant la transmission de ses élèves et d’autres.
On rapporte enfin d’Aḥmad des propos indiquant que l’on tient compte de la dot secrète lorsqu’il est établi que la dot publique relevait de la *taljiʾa* (contrainte). Il dit : « Lorsqu’un homme affiche un montant pour la dot mais en garde un autre secret, on examine les preuves et les témoins ; l’apparence l’emporte, à moins qu’une preuve ne vienne écarter la dot publique. »
كثير في كلامهم.
وقال في رواية صالح ــ في الرجل يعلن مهرا ويخفي آخر -: آخذ بما يعلن لأن العلانية قد أشهد على نفسه بها، وينبغي لهم أن يفوا له بما كان أسرَّه.
وقال في رواية ابن منصور: إذا تزوج امرأة في السر بمهر، وأعلنوا مهرا آخر، ينبغي لهم أن يفوا، وأما هو فيؤخذ بالعلانية.
قال القاضي وغيره: فقد أطلق القول بمهر العلانية، وإنما قال: «ينبغي لهم أن يفوا بما أسروا» على طريق الاختيار، لئلا يحصل منهم غرور له في ذلك، وهذا القول هو قول الشعبي وأبي قلابة وابن أبي ليلى وابن شبرمة والأوزاعي، وهو قول الشافعي المشهور عنه، وقد نص في موضع آخر: أنه يؤخذ بمهر السر، فقيل: في هذه المسألة قولان، وقيل: بل ذلك في الصورة الثانية كما سيأتي.
وقال كثير من أهل العلم ــ أو أكثرهم -: إذا علم الشهود أن المهر الذي يظهره سمعة، وأن أصل المهر كذا وكذا، ثم تزوج وأعلن الذي قال، فالمهر هو السر، والسمعة باطلة، وهذا هو قول الزهري والحكم بن عتيبة ومالك والثوري والليث وأبي حنيفة وأصحابه وإسحاق، وعن شريح والحسن كالقولين، وذكر القاضي عن أبي حنيفة: أنه يبطل المهر ويجب مهر المثل، وهو خلاف ما حكاه عنه أصحابه وغيرهم.
وقد نقل عن أحمد ما يقتضي: أن الاعتبار بالسر، إذا ثبت أن العلانية تلجئة، فقال: إذا كان رجل قد أظهر صداقًا، وأسر غير ذلك= نظر في البينات والشهود، وكان الظاهر أوكد، إلا أن تقوم بينة تدفع العلانية.