la dot. Allah — Exalté soit-Il — dit encore à ce sujet : « Réclamez ce que vous avez dépensé, et qu’ils réclament, eux aussi, ce qu’ils ont dépensé ; tel est le jugement d’Allah, Il tranche entre vous. » (sourate al-Mumtaḥina, 10). Il ordonna donc aux musulmans de réclamer la dot de leurs épouses, et aux mécréants de réclamer la dot de leurs épouses qui avaient émigré et embrassé l’islam. Or, si le fait que la jouissance charnelle (*buḍʿ*) sorte de la propriété du mari n’avait pas de valeur pécuniaire, aucun des deux camps n’aurait pu prétendre à une dot auprès de l’autre. Les savants ont divergé à propos de la restitution, dans cette affaire, de la dot des femmes converties à l’islam à leurs anciens époux : était-elle obligatoire ou simplement recommandée ? Deux avis existent, qui reposent sur la question suivante : le traité comportait-il ou non une clause concernant le renvoi des femmes ? L’opinion correcte est que le traité était général ; il prévoyait le renvoi de quiconque venait comme musulman, sans distinction, puisqu’il fut conclu avec la particule man (« quiconque »), englobant hommes et femmes. Plus tard, Allah — Très-Haut — invalida la clause concernant le renvoi des femmes et la remplaça par la restitution de leurs dots. Tel est l’argument de ceux qui prétendent que la prescription de ce verset a été abrogée, à l’exception du renvoi des femmes, tandis que la restitution des dots demeurait ordonnée. L’apparence du texte montre qu’elle était bel et bien obligatoire, car Allah — Exalté soit-Il — dit : « Réclamez ce que vous avez dépensé, et qu’ils réclament ce qu’ils ont dépensé : tel est le jugement d’Allah, Il tranche entre vous. » (sourate al-Mumtaḥina, 10). Il s’ensuit que la restitution de la dot est un droit pour celui qui la réclame ; il faut donc la lui rendre. Al-Zuhrî a dit : « N’était la trêve et le pacte conclus entre le Messager d’Allah ﷺ et Quraysh le jour de Ḥudaybiyya, il aurait gardé les femmes et n’aurait pas rendu la dot. » C’est ainsi qu’il procédait pour celles qui étaient venues avant la conclusion du pacte. Lorsque ce verset fut révélé, les musulmans reconnurent le jugement d’Allah — Très-Haut — et s’acquittèrent des dépenses supportées par les polythéistes pour leurs épouses, conformément à l’ordre reçu. Les idolâtres, en revanche, refusèrent d’entériner le jugement divin concernant la restitution aux musulmans de ce qu’ils avaient dépensé ; aussi Allah — Très-Haut — révéla-t-Il : « Et si quelque chose de vos épouses s’échappe vers les mécréants, puis que vous obteniez revanche, donnez à ceux dont les épouses se sont ainsi éloignées l’équivalent de ce qu’ils avaient dépensé. » (sourate al-Mumtaḥina, 11). Ainsi
المهر، وقال تعالى في هذه القصة: ﴿وَاسْأَلُوا مَا أَنْفَقْتُمْ وَلْيَسْأَلُوا مَا أَنْفَقُوا ذَلِكُمْ حُكْمُ اللَّهِ يَحْكُمُ بَيْنَكُمْ﴾ [الممتحنة: ١٠] فأمر المسلمين أن يسألوا مهور نسائهم، ويسأل الكفار مهور نسائهم اللاتي هاجرن وأسلمن، ولولا أن خروج البضع متقوم لم يكن لأحد الفريقين على الآخر مهرًا. واختلف أهل العلم في رد مهر من أسلم من النساء إلى أزواجهن في هذه القصة، هل كان واجبًا، أو مندوبًا؟ على قولين، أصلهما: أن الصلح هل كان قد وقع على رد النساء، أم لا؟ والصحيح أن الصلح كان عامًا، على رد من جاء مسلمًا مطلقًا، ولم يكن فيه تخصيص، بل وقع بصيغة «من» المتناولة للرجال والنساء، ثم أبطل الله تعالى منه رد النساء، وعوض منه رد مهورهن. وهذه شبهة من قال: إن حكم هذه الآية منسوخ، ولم ينسخ منه إلا رد النساء خاصة، وكان رد المهور مأمورًا به، والظاهر أنه كان واجبًا، لأن الله تعالى قال: ﴿وَاسْأَلُوا مَا أَنْفَقْتُمْ وَلْيَسْأَلُوا مَا أَنْفَقُوا ذَلِكُمْ حُكْمُ اللَّهِ يَحْكُمُ بَيْنَكُمْ﴾ [الممتحنة: ١٠]، فثبت أن رد المهور حق لمن يسأله، فيجب رده إليه. قال الزهري: ولولا الهدنة، والعهد الذي كان بين رسول الله ﷺ وبين قريش يوم الحديبية لأمسك النساء، ولم يردد الصداق. وكذلك كان يصنع بمن جاءه من المسلمات قبل العهد، فلما نزلت هذه الآية أقر المسلمون بحكم الله تعالى، وأدوا ما أمروا به من نفقات المشركين على نسائهم، وأبي المشركون أن يقروا بحكم الله تعالى فيما أمر، من رد نفقات المسلمين إليهم، فأنزل الله تعالى: ﴿وَإِنْ فَاتَكُمْ شَيْءٌ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ إِلَى الْكُفَّارِ فَعَاقَبْتُمْ فَآتُوا الَّذِينَ ذَهَبَتْ أَزْوَاجُهُمْ مِثْلَ مَا أَنْفَقُوا﴾ [الممتحنة: ١١] فهذا