Chapitre de la dot (ṣadāq)
1015 – Lorsqu’il la prend pour épouse avec, pour dot, du vin ou du porc ;
1016 – lorsque la jouissance charnelle (buḍʿ) est considérée comme ayant une valeur pécuniaire, tant à son entrée dans le patrimoine du mari qu’à sa sortie ;
1017 – lorsque le père obtient pour sa fille un khulʿ (divorce racheté) en contrepartie d’un bien lui appartenant ;
1018 – et lorsque, après la consommation, l’épouse rend elle-même son mariage invalide ;
—Ibn al-Qayyim a dit : « Si l’homme l’épouse en fixant pour dot du vin ou du porc, le mariage est valable et elle a droit à une dot équivalente à celle de ses semblables. Si elle obtient le khulʿ contre du vin ou du porc, le khulʿ est valable et, selon l’un des deux avis, il ne lui est rien dû.
La distinction faite par certains confrères est la suivante : la jouissance charnelle est évaluée lorsqu’elle entre dans la propriété du mari, mais n’est pas évaluée lorsqu’elle en sort… » Jusqu’à ce qu’il dise : « Notre shaykh Abû al-ʿAbbâs Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde et l’agrée — affaiblissait fortement cet avis et tenait, au contraire, que la sortie de la jouissance charnelle de la propriété du mari est également sujette à évaluation. Il s’appuyait pour cela sur le Coran.
Il disait : “En effet, Allah — Exalté soit-Il — a ordonné aux musulmans de restituer la dot à ceux dont l’épouse est partie rejoindre les mécréants, lorsqu’ils se sont emparés d’un bien des mécréants, que ce soit sous forme de butin ou autrement. Le Très-Haut a dit : « Et si quelque chose de vos épouses vous échappe pour aller chez les mécréants, puis que vous obteniez revanche, alors donnez à ceux dont les épouses se sont ainsi éloignées l’équivalent de ce qu’ils avaient dépensé ». (sourate al-Mumtaḥina, 11). Le terme « ʿāqabtum » signifie : vous avez obtenu d’eux une rétribution, c’est-à-dire le butin — ainsi l’expliquent les exégètes.
Et l’essentiel est qu’Il a dit : « donnez à ceux dont les épouses se sont éloignées l’équivalent de ce qu’ils avaient dépensé », et cela est… »