ni autorité légale ni droit à son égard, car le Législateur n’a pas distingué les cas et l’on ne vise ici qu’un pur avantage. Il en est de même, selon lui, lorsque le mari se convertit avant son épouse : il ne peut la retenir et, dès qu’elle embrasse l’islam – fût-ce avant la consommation ou même après l’expiration de la ʿidda (période d’attente) –, elle redevient son épouse s’il le souhaite. [al-Furûʿ 5/247 (8/301)] (1)
1012 – Si l’un des deux conjoints apostasie :
Ibn Mufliḥ a dit : « Le mahr (dotation conjugale) s’annule entièrement si c’est elle qui apostasïe, et il est partagé par moitié si c’est lui ; pour le cas où ils apostasient tous deux simultanément, deux avis existent. Quant à savoir si la dissolution prend effet aussitôt après la consommation ou si elle est suspendue jusqu’à la fin de la ʿidda, il y a à ce sujet deux versions, et notre shaykh a retenu l’une d’elles, comme indiqué plus haut. » [al-Furûʿ 5/250 (8/304)] (3)
1013 – Lorsqu’un homme se convertit alors qu’il a plus de quatre épouses :
Ibn al-Qayyim a dit : « S’il répudie (4) l’une d’entre elles, ou s’il répudie ce qui excède le nombre de quatre, le mariage demeure valable avec celles qui ne sont pas répudiées, et la ou les répudiée(s) sont celles qui se trouvent séparées. Tel est l’avis mentionné par notre shaykh. » [Aḥkâm Ahl al-Dhimma 1/360] (5)
1014 – Le mariage est rompu par la capture de l’épouse :
Ibn al-Qayyim a dit : « L’opinion correcte, que confirment le Coran et la conduite du Prophète ﷺ dans… »