tout comme l’acceptation d’un mariage, et l’attente de l’épouse équivaut à l’offre de ce même mariage. Le fond de la question est que, durant cette période, le contrat reste permis mais non contraignant ; il n’y a là ni embarras, ni préjudice pour l’épouse, ni contradiction avec aucune règle de la Loi révélée.
En revanche, si l’homme embrasse l’islam tandis que son épouse polythéiste refuse de se convertir, le fait de la maintenir à ses côtés lui nuit et ne lui procure aucun avantage ; car, s’il ne s’acquitte pas de ses droits, il devient injuste. C’est pourquoi Allah — Très-Haut — a dit : « Ne retenez pas les liens conjugaux des mécréantes » (sourate al-Mumtaḥina, 10). Il a ainsi interdit aux hommes de persister dans l’union avec la mécréante ; lorsque l’homme se convertit, on invite son épouse à se convertir à son tour ; si elle refuse, on les sépare.
Notre maître a dit : Certains avancent que cette interdiction visant les hommes vaut également pour les femmes, et que l’épisode de Zaynab serait abrogé, car il précède la révélation du verset prohibant le mariage avec les polythéistes. Tel est l’avis d’un groupe de savants, parmi lesquels Muḥammad ibn al-Ḥasan.
Je dis : Plusieurs savants ont effectivement tenu cette opinion. Abû Muḥammad ibn Ḥazm a déclaré : « Le récit de Zaynab est authentique, mais il ne constitue pas une preuve, car la conversion d’Abû al-‘Āṣ eut lieu avant le pacte de Ḥudaybiya, et l’interdiction faite à la musulmane d’épouser un polythéiste n’était pas encore révélée. » Al-Bayhaqî en a dit autant.
Notre maître poursuit : On peut toutefois répondre que ce verset fut révélé avant la conquête de La Mecque, après al-Hudaybiya ; or, lorsque le Prophète ﷺ conquit la ville, il rendit de nombreuses femmes à leurs époux en vertu du premier contrat, sans établir un nouveau mariage. Leurs maris continuèrent de les retenir et il n’ordonna à aucun d’eux de renouveler l’alliance, pas une seule fois. Si pareille exigence avait existé, on l’aurait forcément transmise ; la communauté ne l’aurait jamais omis.» (Aḥkâm Ahl al-Dhimma 1/324-327).
– Il a dit également : « Shaykh al-Islâm a dit : Quant à l’avis selon lequel, dès que l’un…»
بمنزلة قبوله للنكاح، وانتظارها بمنزلة الإيجاب، وسر المسألة أن العقد في هذه المدة جائز لا لازم، ولا محذور في ذلك ولا ضرر على الزوجة فيه، ولا يناقض ذلك شيئا من قواعد الشرع.
وأما الرجل إذا أسلم وامتنعت المشركة أن تسلم فإمساكه لها يضر بها، ولا مصلحة لها فيه، فإنه إذا لم يقم لها بما تستحقه كان ظالما، فلهذا قال تعالى: ﴿وَلَا تُمْسِكُوا بِعِصَمِ الْكَوَافِرِ﴾ [الممتحنة: ١٠]، فنهى الرجال أن يستديموا نكاح الكافرة، فإذا أسلم الرجل أمرت امرأته بالإسلام فإن لم تسلم فرق بينهما.
قال شيخنا: وقد يقال بل هذا النهي للرجال ثابت في حق النساء، ويقال: إن قضية زينب منسوخة، فإنها كانت قبل نزول آية التحريم لنكاح المشركات، وهذا مما قاله طائفة منهم محمد بن الحسن.
قلت: وهذا قاله غير واحد من العلماء، قال أبو محمد بن حزم: أما خبر زينب فصحيح ولا حجة فيه؛ لأن إسلام أبي العاص كان قبل الحديبية، ولم يكن نزل بعد تحريم المسلمة على المشرك. وكذلك قال البيهقي.
قال شيخنا: لكن يقال: فهذه الآية كانت قبل فتح مكة بعد الحديبية، ثم لما فتح النبي ﷺ مكة رد نساء كثيرا على أزواجهن بالنكاح الأول لم يحدث نكاحا، وقد احتبس أزواجهن عليهن، ولم يأمر رجلا واحدا بتجديد النكاح البتة، ولو وقع ذلك لنقل، ولما أهملت الأمة نقله) [أحكام أهل الذمة ١/ ٣٢٤ - ٣٢٧].
- وقال أيضا: (قال شيخ الإسلام: وأما القول بأنه بمجرد إسلام أحد