si ce n’est lorsque la qualité stipulée est la liberté (1) ; certains ajoutent : ou la lignée, pourvu que cela ne rompe pas la kafâ’a (l’égalité de rang) (2) ; d’autres estiment que cela reste valable même en cas d’équivalence. Dans al-Jâmiʿ al-Kabîr, on lit : « ou toute autre qualité » (3). C’est également l’avis retenu par notre Shaykh — noté « W : M » —, qu’il juge applicable à l’instar de la clause et, a fortiori, parce que le mari détient déjà le droit de divorcer (4).
1005 – Lorsqu’une esclave est affranchie alors qu’elle est mariée à un homme libre :
1006 – Et lorsque l’affranchisseur lui impose de demeurer mariée, que ce soit à un homme libre ou à un esclave :
Ibn Mufliḥ a dit : « Lorsqu’une femme est affranchie — selon une autre version : même partiellement — alors qu’elle est sous l’autorité d’un esclave ; selon une autre : d’un homme partiellement affranchi ; selon une autre encore : d’un homme dont le degré de liberté est inférieur au sien ; voire, selon une autre : même d’un homme libre — et al-Targhîb tranche clairement : ou si elle est affranchie alors qu’elle est mariée à un homme partiellement affranchi —, elle possède le droit d’annuler le mariage, fût-elle apostate sans décision de juge, tant qu’elle ne l’a pas agréé, qu’il n’a pas été affranchi (5) ou qu’ils n’ont pas eu de rapport charnel consenti. Cet acte n’est pas considéré comme un divorce. »
L’imâm Aḥmad a expliqué : « Le divorce n’est que ce qui est explicitement prononcé. » Elle pourra donc dire : « Je l’ai annulé », ou : « Je me suis choisie », ou encore : « Je l’ai répudié », autant de formules allusives qui signifient l’annulation.
Notre Shaykh et d’autres ont choisi l’avis selon lequel elle dispose également de ce droit de résiliation lorsqu’elle est mariée à un homme libre, bien que le mari de Barîra fût un esclave ; en effet, elle est devenue maîtresse de sa propre personne et de son sexe, si bien que nul ne peut plus disposer d’elle sans son agrément. De plus, conférer à l’affranchi la pleine maîtrise de sa personne et de son utilité est plus fort qu’une vente, car l’acte produit effet sur la part non encore affranchie et s’étend à la quote-part d’un codétenteur, contrairement à la vente. Par ailleurs, l’époux a déjà retiré l’usage qui lui revenait par la consommation, de sorte qu’aucun de ses droits n’est lésé, tout comme lorsqu’intervient ultérieurement un allaitement de lait ou l’apparition d’un défaut entraînant la dissolution ou l’annulation du mariage. Et que si