n’instaure pas la faculté de résiliation ; si l’on découvre qu’il en va autrement, une narration rapporte qu’il possède le droit de rompre le mariage, avis retenu dans al-Targhîb et par notre Shaykh. Dans al-Îḍâḥ – et c’est aussi l’opinion choisie dans al-Fuṣûl au sujet de la clause portant sur la virginité – il est dit : si la faculté de rupture ne lui est pas reconnue, il récupère la différence entre les deux dots ; on peut estimer que la même règle vaut pour les autres stipulations. Dans al-Funûn, à propos de la virginité, il est indiqué que le contrat pourrait être nul, car nous avons un avis selon lequel, si quelqu’un épouse une femme sous condition d’une qualité et qu’elle se révèle différente, le contrat devient caduc. Notre Shaykh ajoute : il se retourne alors contre l’auteur de la tromperie. ⦗al-Furūʿ 5/220 (8/270-271)⦘ (1)
Voir également la question n° 1008.
1002 – Lorsqu’elle lui fait croire qu’elle est son épouse ou sa concubine :
1003 – Lorsqu’il ignore la nullité d’un mariage en raison de la tromperie d’un tiers :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Si elle lui fait croire qu’elle est sa femme ou sa concubine, qu’il la croit telle et qu’il a un rapport avec elle par *shubha* (erreur de fait), ou si son maître l’en a convaincu, aucune dot n’est due ; de même si elle ignore l’interdiction et qu’il ne se trouve pas de femme instruite à consulter – cela a été mentionné par notre Shaykh. Il a ajouté : si l’on ignore la nullité du mariage à cause de la ruse d’un trompeur – par exemple qu’elle soit sa sœur de lait [comme sa sœur de lait] (2) – la dot incombe au trompeur. » ⦗al-Furūʿ 5/224 (8/276)⦘ (3)
1004 – Lorsqu’une qualité est stipulée et qu’il s’avère (4) qu’elle est moindre :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Si une caractéristique est posée en condition mais qu’elle se révèle inférieure, il n’y a pas de faculté de résiliation, à moins qu’un droit de rupture n’ait été explicitement prévu. »
(1) al-Fatawa, vol. 29, p. 175 ; vol. 32, p. 172 ; al-Ikhtiyarat, p. 315.
(2) Absent de la 2e édition, rétabli d’après la 1re.
(3) al-Ikhtiyarat, p. 322.
(4) Dans la 1re édition : « fabant », lecture confirmée dans la 2e édition.
يثبت الفسخ، فبانت بخلافه، فعنه: له الفسخ، اختاره في «الترغيب» وشيخنا «و: م ق»، وفي «الإيضاح» واختاره في «الفصول» في شرط بكر: إن لم يملكه رجع بما بين المهرين، ويتوجه: مثله في بقية الشروط، وفي «الفنون» في شرط بكر: يحتمل فساد العقد، لأن لنا قولًا إذا تزوجها على صفة فبانت بخلافها بطل العقد، قال شيخنا: ويرجع على الغار) [الفروع ٥/ ٢٢٠ (٨/ ٢٧٠ - ٢٧١)] (١).
وانظر ما يأتي تحت المسألة رقم (١٠٠٨).
١٠٠٢ - إذا أوهمته أنها زوجته أو سريته:
١٠٠٣ - وإذا جهل فساد نكاح لتغرير غار:
- قال ابن مفلح: (ولو أوهمته أنها زوجته أو سريته فظنه فوطؤه شبهة، أو أوهمه سيدها به فلا مهر، وإن جهلت تحريمه، وتعزر عالمة، ذكره شيخنا، قال: وإن جهل فساد نكاح لتغرير غارٍّ [كأخته من رضاع] (٢) فالمهر على الغار) [الفروع ٥/ ٢٢٤ (٨/ ٢٧٦)] (٣).
١٠٠٤ - إذا شرطت صفة فبان أقل:
- قال ابن مفلح: (وإن شرطت صفة فبان (٤) أقل، فلا فسخ إلا شرط
(١) «الفتاوى» (٢٩/ ١٧٥؛ ٣٢/ ١٧٢)، «الاختيارات» (٣١٥).
(٢) ليست في ط ٢، واستدركت من ط ١.
(٣) «الاختيارات» (٣٢٢).
(٤) في ط ١: (فبانت)، والمثبت من ط ٢.